Sécurité routière & règlementation

La somnolence au volant

À qui n’est-il jamais arrivé de s’assoupir quelques secondes au volant ? Longtemps sous-estimé, le risque de la somnolence au volant a récemment été mis en lumière par le travail réalisé par l’Institut de l’Accident en 2011 et 2012. Cette étude révèle que la somnolence est à l’origine de 24% des accidents mortels, tous réseaux confondus (soit 874 tués), ce qui en fait la seconde cause de mortalité sur les routes et la première cause sur autoroutes, avec un tiers des tués sur ce réseau, soit 72 victimes.
 
Parce que la somnolence peut surgir chez chaque conducteur, à un moment donné, il est de l’affaire de tous d’adopter les comportements qui permettent de réduire ce risque :
  • Prendre la route en étant reposé.
  • Faire une pause toutes les 2 heures, et aux premiers signes de fatigue (bâillements, raideurs de la nuque, douleurs dans le dos, baisse d’attention, irrégularités de conduite : trajectoire, vitesse). Ne pas hésiter à faire une sieste d’au moins 15 à 20 minutes.
  • Lorsque cela est possible, changer de conducteur régulièrement.
  • Éviter certaines plages-horaires : 2h-5h du matin (heures où l’organisme se règle pour favoriser le sommeil) et 14h-15h (processus de digestion).
 
Il existe aussi des outils technologiques qui favorisent la vigilance et limitent donc les risques de s’endormir au volant. Par exemple, le système AFIL (Alerte de Franchissement Involontaire de Ligne), qui prévient le conducteur s’il franchit une ligne continue ou discontinue sans avoir actionné son clignotant, ou encore certains OAC (Outils d’Aide à la permettant d’avertir le conducteur en cas de dépassement de la vitesse autorisée, de non-respect des distances de sécurité…
 
Ce qui permet de maintenir l’attention de l’automobiliste sur l’environnement routier et de l’aider à prendre conscience des risques inhérents à sa conduite. Rappelons à ce sujet qu’une étude réalisée sur un trajet Paris-Ni ce (950 km) a montré que le conducteur s’était littéralement endormi pendant 11 minutes, par périodes allant de quelques secondes à 2 minutes et demie, sans même s’en rendre compte !
 
Reste qu’il appartient avant tout au conducteur de se montrer prudent et raisonnable et de ne pas surestimer ses capacités à repousser la fatigue.
 
L’avis de « 40 millions d’automobilistes »
L’infrastructure peut apporter une plus-value réelle dans le cadre de la lutte contre la somnolence au volant, en agissant directement sur la route par le biais de lignes sonores (marquages d’alerte audio-tactile). Leur généralisation permettrait de prévenir un grand nombre de sorties de route involontaires engendrant de très nombreux accidents. Les nouvelles technologies développées par les constructeurs sont aussi un vecteur essentiel de la lutte contre la somnolence dans les années à venir. Citons par exemple le système d’alerte de franchissement involontaire de ligne (ou AFIL), dispositif qui avertit le conducteur quand il franchit involontairement une ligne continue ou discontinue.