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« 40 millions d’automobilistes » défend les intérêts des automobilistes aux Assises nationales de la Mobilité

Les Assises nationales de la Mobilité, dont le lancement a lieu ce mardi 19 septembre 2017, ont pour objectif de permettre au Gouvernement d’identifier les besoins et attentes prioritaires des usagers en termes de déplacements, et plus particulièrement concernant les modes de transports quotidiens et la rénovation des infrastructures ; « 40 millions d’automobilistes » y participera aux côtés d’élus, d’entreprises et d’autres associations.

Durant 3 mois, les principaux acteurs de la mobilité en France, dont l’association « 40 millions d’automobilistes », travailleront de concert à l’élaboration de propositions qui devraient servir à élaborer une loi d’orientation des mobilités pour 2018 ; en tant que 1er représentant des automobilistes, nous y avons été conviés et y défendrons leurs intérêts. Nous y rappellerons notamment que chacun doit pouvoir rester libre de son choix de mode de déplacement et que si l’incitation à emprunter d’autres moyens de transport est souhaitable, l’interdiction d’utiliser la voiture individuelle n’est pas acceptable. D’autre part, il existe des solutions innovantes, efficaces et non pénalisantes pour réduire l’impact de la voiture sur la qualité de l’air et nous ne manquerons pas de les faire connaître.

La mobilisation institutionnelle est primordiale dans l’action de « 40 millions d’automobilistes », puisqu’elle permet d’agir au plus près des Pouvoirs publics. Pour les usagers de la route, les enjeux sont particulièrement importants, qu’il s’agisse de sécurité routière, d’économie ou d’environnement, car le réseau routier français draine 87% du transport de personnes. Ainsi, l’association vous représente auprès de plusieurs entités :

  1. Le Conseil national de Sécurité routière
    Le CNSR est un organisme composé d’élus, de représentants des entreprises et associations intéressées par la sécurité routière, ainsi que de représentants de l’administration. Selon son décret de création, il « est associé à l’élaboration et à l’évaluation de la politique des Pouvoirs publics en matière de sécurité routière ». Il prépare des recommandations au Gouvernement pour lutter contre l’accidentalité routière. L’association « 40 millions d ‘automobilistes » représente les automobilistes français dans 2 des 4 commissions du CNSR : « Alcool, stupéfiants et vitesse » et « Outils technologiques et infrastructures routières ».
  2. L’Union routière de France
    L’URF regroupe les organismes représentatifs des usagers de l’automobile et de la route, et des professions dont les activités touchent à la construction et à la gestion des routes et autoroutes, à la construction automobile et aux équipements, à la logistique et au transport routier, à la circulation et à la sécurité routière. L’association « 40 millions d’automobilistes » siège aux réunions de l’URF et participe aux travaux d’élaboration des dossiers et études ainsi qu’aux groupes de réflexion.
  3. Le Comité national des Usagers du réseau routier national
    Le Comité des Usagers du réseau routier national associe des représentants de l’administration, des représentants des associations d’usagers (dont l’association « 40 millions d’automobilistes »), des élus et personnes qualifiées. Il aborde l’ensemble des sujets relatifs aux attentes des usagers de la route en matière de tarifs, sécurité, insertion environnementale et qualité de service. Il recueille les attentes des usagers de ce réseau, formule des propositions ainsi que des pistes d’amélioration du service qui leur est rendu et émet des recommandations sur les tarifs appliqués sur le réseau autoroutier concédé.
  4. Le Comité technique d’Utilisation des Produits pétroliers
    Le CTUPP donne son avis sur les questions techniques concernant l’utilisation des produits pétroliers. Tous les aspects relatifs aux spécifications des carburants y sont notamment examinés. Il est ainsi composé de 52 membres nommés par le ministre chargé des hydrocarbures. L’association « 40 millions d’automobilistes » siège au CTUPP depuis le 19 février 2013.

Bilan d’activité 2016

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« 40 millions d’automobilistes » vous présente son bilan d’activité pour l’année 2016.

Le facteur « vitesse » dans l’accidentalité routière

En France, depuis de nombreuses années, la vitesse est considérée comme une cause majeure d’accidents de la circulation ; elle serait responsable chaque année d’environ un tiers des décès survenus sur la route, soit, pour l’année 2016, près de 1000 tués.

En réponse à ce facteur de risque, le Sécurité routière a développé, depuis 2004, un programme sans précédent visant à réduire les vitesses moyennes pratiquées sur les différents réseaux grâce au système de contrôle-sanction automatisé (CSA). Autrement-dit, toute la politique française de réduction des risques routiers liés à « la vitesse » est basée sur la répression des excès de vitesse au moyen de radars.

En 2017, plus de 4600 appareils de toutes sortes sont ainsi en fonctionnement partout sur le territoire français. Mais si le dispositif s’est avéré efficace à ses débuts pour réduire les grands excès de vitesse (plus de 30 kilomètres/heure) et donc améliorer la sécurité des usagers, le système semble aujourd’hui s’essouffler, et l’augmentation croissante du nombre d’équipements ne permet plus d’abaisser la courbe de l’accidentalité.

L’avis de « 40 millions d’automobilistes » :

Plusieurs facteurs peuvent expliquer le fait que l’efficacité des radars décroît depuis maintenant un certain nombre d’années.

Premièrement, le dispositif ne tient pas compte du fait que derrière le mot « vitesse », se cachent en réalité différents types de risques, qui ne peuvent faire l’objet d’un traitement unique. On considère en effet que l’implication de la vitesse dans un accident de la route peut se traduire de deux façons distinctes : la « vitesse » peut être excessive – c’est-à-dire supérieure à la vitesse maximale autorisée relativement au Code de la route – ou bien inadaptée, autrement-dit conforme à la réglementation, mais trop élevée eu égard aux conditions de circulation (configuration de la route, état de la chaussée, visibilité, densité de circulation…).

Les accidents sont dus pour une moitié à la vitesse excessive et pour l’autre à la vitesse inadaptée. Or, le radar ne tient compte que du premier type de vitesse. Considérant qu’un tiers de l’accidentalité routière a pour origine le facteur « vitesse » au sens large, ce ne sont donc plus que 15% des accidents mortels de la route qui sont visés par le CSA.

Deuxièmement, alors que les premiers radars automatiques – peu nombreux et bien visibles des usagers – visaient essentiellement les grands excès de vitesse, le système est vite devenu – plus qu’un outil de sécurité routière – une véritable manne financière pour l’État : en verbalisant systématiquement le moindre petit excès de vitesse (aujourd’hui, 95% des excès de vitesse constatés et sanctionnés en France sont inférieurs à 20 km/h), l’État s’est assuré de confortables revenus, qui ne cessent de croître d’année en année (de 106 millions d’euros en 2004, à 641 millions d’euros en 2006 et jusqu’à 993 millions d’euros prévus pour 2017).

Tant et si bien que ce système, à l’origine plutôt bien perçu par la population, est aujourd’hui largement contesté et même rejeté par les automobilistes, qui ne voient plus dans les radars que des « pièges » qui n’ont d’autre but que de leur soutirer de l’argent pour renflouer les caisses de l’État.

Les solutions préconisées par « 40 millions d’automobilistes » :

Pour qu’un système soit efficace, il doit être respecté… et donc respectable ! Or, le trait d’union tracé en France entre les radars et l’argent a rendu le CSA inacceptable pour les automobilistes. Pour restaurer la confiance et l’adhésion des usagers dans la politique de sécurité routière, celle-ci doit se réorienter.

En faisant preuve de plus de souplesse, d’abord, envers les petits excès de vitesse, non-accidentogènes. L’association demande donc à ce que ces petits dépassements de la vitesse maximale autorisée ne fasse plus l’objet d’un retrait de point et qu’une marge de tolérance soit appliquée sur les radars, en plus de la pondération technique, de façon à ce qu’un usager ne puisse plus être verbalisé pour un petit kilomètre/heure de trop.

En renonçant, ensuite, à toute mesure destinée à rentabiliser les équipements par l’argent, ce qui est typiquement le cas de la proposition de privatisation des voitures-radars, considérées aujourd’hui comme sous-utilisées et que le Gouvernement souhaiterait donc à l’avenir confier à des entreprises privées pour multiplier leur temps de circulation et donc les verbalisations.

Auto Fil n°46

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Auto Fil juillet-août 2017 – Le journal de « 40 millions d’automobilistes »

Infirmiers libéraux : stop aux PV pour non désignation de conducteur

La grogne monte concernant les PV pour non désignation de conducteur : l’association « 40 millions d’automobilistes » et la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) s’unissent dans un communiqué de presse pour dénoncer cette vague de PV envoyés sans discernement.

Pour rappel, alors que la communication du Gouvernement indiquait que cette mesure de sanction concernerait les entreprises possédant une flotte de véhicules conduits par différents employés, ce sont également les professionnels de santé libéraux qui sont frappées de plein fouet par ces PV

Pour « 40 millions d’automobilistes », étant donné le contexte économique particulièrement difficile, une indulgence pour ces infirmières, comme pour les autres professions libérales touchées et les auto-entrepreneurs, qui, de bonne foi, ont payé leur amende sans s’auto-désigner, serait la bienvenue et le signe que le Gouvernement cherche bien à responsabiliser les salariés conducteurs et non à récolter de l’argent sur le dos des infirmiers.

La FNI ajoute pour sa part que de telles mesures, prises sans discernement, vont à l’encontre du virage ambulatoire que la ministre de la Santé appelle de ses vœux, en pénalisant les professionnels de santé libéraux disponibles 7 jours sur 7 pour soigner les personnes les plus vulnérables à leur domicile, à des tarifs supportables pour la Nation.

Ainsi, la Fédération Nationale des Infirmiers et l’association « 40 millions d’automobilistes » demandent au ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, que les infirmiers exerçant à titre libéral ne soient plus concernés par cette obligation de désignation de conducteur puisqu’ils sont seuls à exercer dans leur activité.

Vous subissez la politique de mobilité d’Anne Hidalgo ? Faites-lui savoir !

Aujourd’hui, lundi 11 septembre 2017, l’association « 40 millions d’automobilistes » lance la première manifestation téléphonique, »Dis-le à Anne », pour protester contre les multiples mesures prises à l’encontre des automobilistes par la maire de Paris, Anne Hidalgo. L’association appelle tous les usagers à raconter directement au cabinet de la Maire les nuisances qu’ils subissent au quotidien en raison de sa politique de mobilité. Pour ce faire, un seul numéro : le 01 42 76 48 11*.

Fermeture des voies sur berge à la circulation automobile, bannissement des vieilles voitures de la capitale, suppression des places de stationnement et autres restrictions de circulation… La vie des automobilistes Parisiens et Franciliens est devenue un calvaire, car loin d’améliorer la mobilité des usagers, ces mesures prises en cascade par Anne Hidalgo depuis le début de son mandat n’ont fait que renforcer la congestion routière… et exacerber la colère des usagers des grands axes de circulation, de plus en plus pollués, et des administrés.

On ne peut pas en vouloir à un élu de ne pas maîtriser tous les sujets… En revanche, il est inacceptable de refuser systématiquement d’entendre les personnes dont c’est le métier. Et c’est malheureusement la situation que l’association rencontre avec Anne Hidalgo depuis son élection : « 40 millions d’automobilistes » a formulé de nombreuses demandes de rendez-vous pour proposer des mesures qui ne pénaliseraient personne. Mais elles sont toutes restées sans réponse. Anne Hidalgo ne peut plus continuer à diriger la capitale sans tenir compte de l’avis de ceux qui y vivent et viennent y travailler .

C’est pourquoi l’association demande aujourd’hui à tous les usagers pénalisés dans leurs déplacements quotidiens par la politique de mobilité imposée par l’édile parisienne de participer à cette manifestation :

  • Vous êtes bloqués dans les embouteillages ? Connectez votre kit mains-libres et dites-le à Anne !
  • Vous habitez aux abords des quais hauts et subissez les nuisances sonores depuis la fermeture des berges ?

>>> Composez le 01 42 76 48 11*.

Si Anne Hidalgo refuse d’entendre « 40 millions d’automobilistes », elle devra écouter les doléances des 12 millions de Parisiens et de Franciliens qu’elle a pris en otage !

N’hésitez pas à réagir sur les réseaux sociaux avec le hashtag #DisleaAnne, que ce soit pour partager votre témoignage ou les circonstances de votre appel à Anne Hidalgo.

*Au cas où la mairie de Paris viendrait à bloquer cette ligne, « 40 millions d’automobilistes » invite les participants à poursuivre la manifestation en contactant le secrétariat de la Mairie au 01 42 76 40 40.