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Anne Hidalgo : un nouveau rapport accablant

Lundi 20 novembre 2017, la Région Île-de-France a publié un rapport final sur la piétonisation des voies sur berge, qui confirme une nette aggravation des conditions de circulation et de la pollution de l’air à Paris. Dans le même temps, un sondage Opinion Way révéle que 57% des Parisiens se disent mécontents de l’action d’Anne Hidalgo, maire de Paris. L’association « 40 millions d’automobilistes » dénonce des décisions arbitraires prises en cascade sous couvert d’écologie et contre l’avis des usagers, qui sont aujourd’hui fortement pénalisés dans leur vie quotidienne.

Le Comité de suivi et d’évaluation de l’impact de la piétonisation des voies sur berge a rendu les conclusions du travail mené entre septembre 2016 et septembre 2017 sur la fermeture à la circulation automobile des quais longeant les berges de la Seine rive droite. Celles-ci rendent compte d’une forte augmentation des embouteillages dans la capitale (jusqu’à +54% sur les quais hauts), mais aussi aux abords de Paris (+47% sur l’A86).

La magie n’a pas opérée, le miracle n’a pas eu lieu !

Pour « 40 millions d’automobilistes », Anne Hidalgo n’agit que par idéologie : nous savons que les bouchons sont la situation la plus pénalisante en termes d’émissions de polluants liés à l’automobile, tandis que la maire de Paris voudrait faire croire à une théorie fumeuse dite « de l’évaporation du trafic ». Résultat : nous notons une aggravation de la congestion routière, directement due à la fermeture d’une importante voie de circulation, et, évidemment, un impact très négatif sur la qualité de l’air.

Une majorité de mécontents

Cette mesure absurde, ajoutée à la multitude d’autres dispositions prises par la maire de Paris depuis le début de son mandat en 2014, n’est pas non plus sans conséquence sur la satisfaction des Parisiens : au fil des années et au rythme des restrictions et interdictions de circulation, leur colère n’a fait que croître :

Les Parisiens sont aujourd’hui 57% à déclarer être mécontents de l’action d’Anne Hidalgo en tant que maire de Paris et 47% estiment que la situation de la capitale s’est dégradée depuis son élection. D’après ce même sondage, ce qui énerve le plus les Parisiens, c’est le fait qu’elle prenne ses décisions sans concertation (pour 70% des sondés). Pire, 86% de ses administrés considèrent qu’elle n’est pas proche de leurs préoccupations, ce qui se traduit par une politique aberrante comparée à leurs besoins.

« 40 millions d’automobilistes » demande la réouverture partielle des voies sur berge à la circulation automobile en semaine ; les quais bas resteraient réservés aux piétons et cyclistes le dimanche.

Privatisation des radars embarqués : « 40 millions d’automobilistes » met un point d’orgue à sa manifestation numérique

Le 08 janvier 2017, Bruno LE ROUX, alors ministre de l’Intérieur, annonçait l’expérimentation de la gestion des voitures équipées de radars par des entreprises privées, conformément à la mesure élaborée par le Comité interministériel pour la Sécurité routière (CISR) qui s’était réuni le 02 octobre 2015.

En quelques mois, 1,3 million d’usagers de la route ont pris part à l’opération « Non à la privatisation des radars embarqués » lancée par l’association « 40 millions d’automobilistes » le 20 février dernier. L’association a mené une nouvelle étape de son action : les photographies et messages de soutien adressés à « 40 millions d’automobilistes » ont été diffusés publiquement place de la Concorde à Paris, en guise de manifestation des opposants à la mesure.

Une manifestation numérique sans précédent

Après un Facebook live révélant les suites de l’opération diffusé le jeudi 19 octobre sur la page Facebook de l’association, la manifestation numérique s’est donc déroulée jeudi 26 octobre 2017, à partir de 20h45, place de la Concorde à Paris : une fresque composée de centaines de photos d’automobilistes ayant participé à l’opération menée par « 40 millions d’automobilistes » a été déployée et une projection dévoilant les visages des 1,3 million de manifestants a été diffusée publiquement.

L’opération était suivie par une équipe de l’émission Enquête exclusive : les images tournées au soir du 26 octobre ont été diffusées en exclusivité dans le reportage « Nouveaux radars, contrôles vidéo : la grande traque des automobilistes » dimanche 19 novembre, à 23h05, sur M6. Le replay de l’émission est disponible ici.

L’association a ainsi poursuivi sa campagne contre les mesures répressives mises en œuvre par la Sécurité routière et entend de cette façon faire reculer le Gouvernement sur le projet de privatisation des radars, à quelques semaines de la tenue d’un nouveau CISR et de la présentation du Plan Macron pour la sécurité routière.

Pour rappel, selon une enquête menée par Harris Interactive en octobre 2017, 72% des Français restent opposés à la privatisation des voitures-radars.

 

Quels sont les véhicules les plus volés et vandalisés en France ?

Aujourd’hui, « 40 millions d’automobilistes » publie, pour la 4ème année consécutive, son Baromètre de l’expertise automobile. L’association y révèle les désormais habituels palmarès des véhicules les plus volés et les plus vandalisés en France, grâce aux rapports réalisés par le service d’expertise automobile Experveo.

Le nombre de véhicules volés est à la baisse depuis une dizaine d’années ; malgré tout, on a encore dénombré 234000 vols ou tentatives de vols de voitures en France. Le mouse jacking reste la méthode de vol la plus utilisée par les délinquants (68%), devant le vol par abus de confiance (15%) et le home jacking (13%).

Les techniques de vols évoluent peu ces dernières années, le piratage des systèmes informatiques des véhicules étant devenu la technique de vol de loin la plus mise en œuvre par les malfrats. Cependant, le développement de nouveaux usages de la voiture individuelle, comme la location entre particuliers et l’autopartage, favorisent le vol par abus de confiance, qui connaît une très forte augmentation : +25% en 2016.

Le meilleur moyen de se prémunir contre un vol est d’équiper son véhicule d’un système de géolocalisation : aujourd’hui, ces outils permettent de retrouver une voiture volée en quelques jours à peine. Si l’on ne peut pas utiliser ce type de dispositif, « 40 millions d’automobilistes » conseille d’opter pour le stationnement en garage ou en parking fermé, qui sont les lieux où les vols sont les moins nombreux (seulement 1 sur 10).

Les 10 véhicules les plus volés en France

  1. Smart Fortwo II
  2. Land Rover Range Rover
  3. Land Rover Range Rover Evoque
  4. Ford Fiesta
  5. Renault Clio 4
  6. Seat Leon
  7. Citroën DS3 Découvrable
  8. Renault Twingo II
  9. Renault Mégane 2
  10. BMW X5 E70/LCI

La Smart Fortwo II est le véhicule qui a la plus forte probabilité d’être volé pour la 3ème année consécutive ; la Renault Clio 4 et la Citroën DS3 Découvrable entrent dans le classement.

Les 10 véhicules les plus vandalisés

  1. Mini Cabriolet R57
  2. Mini Cabriolet R52
  3. Porsche Boxter type 987
  4. BMW Série 1 E88 Cabrio
  5. Chrysler Crossfire
  6. BMW X5 E53
  7. BMW Z4
  8. Fiat 500
  9. Audi Q7
  10. Citroën C3 Pluriel

Le classement des véhicules les plus vandalisés compte, cette année encore, une majorité de modèle de véhicules haut-de-gamme ou de luxe. Les deux premières places du palmarès sont toujours occupées par les Mini Cabriolet R57 et R52.

Baromètre de l’expertise Automobile 2017

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Baromètre de l’expertise Automobile 2017

L’association « 40 millions d’automobilistes » publie la 4ème édition du Baromètre de l’expertise Automobile et dévoile le classement des véhicules les plus susceptibles d’être volés ou vandalisés. Quelles sont les voitures les plus vandalisées en France ? Dans quel département ne fait-il pas bon posséder un véhicule ? « 40 millions d’automobilistes » vous dit tout !

Les candidats au permis de conduire bientôt formés aux notions élémentaires de premiers secours

Il va y avoir du nouveau dans l’épreuve pratique du permis de conduire des catégories B et B1 ! En effet, selon l’arrêté du 06 octobre 2017, les établissements d’enseignement de la conduite devront former les candidats au permis de conduire aux premiers secours. Le texte, qui prendra effet au 1er janvier 2018, a pour objectif de permettre aux témoins d’un accident de la route de protéger la zone de l’accident, d’alerter les secours et de porter les gestes de premiers secours le cas échéant.

Comment les notions de premiers secours vont-elles être évaluées à l’épreuve pratique ?

À partir du 1er janvier 2018, les candidats devront donc répondre à une question portant sur les notions élémentaires de premiers secours. Si le candidat apporte une réponse correcte, un point lui sera attribué.

Ainsi, l’inspecteur du permis de conduire pourra par exemple demander au candidat comment et pourquoi protéger une zone de danger en cas d’accident routier, quels sont les numéros d’urgence à contacter, ou encore comment arrêter une hémorragie.

> La liste complète des questions pouvant être posées aux candidats à l’examen est disponible ici.

En parallèle de la question sur les premiers secours, les candidats devront toujours répondre à une question sur la sécurité routière ainsi que procéder à la vérification d’un élément technique du véhicule.

L’arrêté ne précisant pas de changements supplémentaires, l’intégration de cette évaluation n’a pas d’impact sur la durée de l’examen (32 minutes) et le reste de l’épreuve reste inchangé.

Un texte bien accueilli par « 40 millions d’automobilistes »

Après une réforme de l’épreuve du Code de la route aux débuts chaotiques, l’intégration de la formation aux notions élémentaires de premiers secours à l’examen pratique du permis de conduire est une bonne nouvelle pour l’association « 40 millions d’automobilistes » : aujourd’hui, alors qu’1 automobiliste sur 2 dit avoir déjà été confronté à un accident de la route, nombre de conducteurs sont toujours dans l’incapacité d’agir face à un accident de la circulation. Ce texte permettra d’enseigner aux générations futures les réflexes à adopter en cas d’accident, sans entraîner de coût supplémentaire dans la formation des élèves.

L’enseignement des gestes de premiers secours est une mesure qui avait été sollicitée par « 40 millions d’automobilistes » dans son livret Les bonnes idées des Français pour sauver des vies (p.50) : selon les estimations, cette mesure pourrait permettre d’épargner jusqu’à 350 vies chaque année.

Auto Fil n°48

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Auto Fil octobre 2017 – Le journal de « 40 millions d’automobilistes »

Les infrastructures de recharge électrique

Nicolas HULOT, ministre de la Transition écologie et solidaire, a annoncé dans le cadre de son Plan Climat la fin de la vente de véhicules thermiques pour 2040. Cette mesure implique qu’une (ou des) énergie(s) alternative(s) viendra(ont) prendre la place des traditionnels carburants fossiles (essences et diesel, élaborés à partir d’hydrocarbures).

À ce jour, c’est la motorisation électrique qui constitue l’alternative offrant les meilleures performances et la plus grande accessibilité. Mais elle est encore loin de satisfaire à toutes les exigences.

Car même si l’on passe sous silence les inconvénients qui existent à utiliser un véhicule électrique pour réaliser ses déplacements quotidiens (le coût à l’achat et à l’entretien, bien plus élevé que pour une voiture thermique, une autonomie (parfois très) limitée et non-adaptée aux besoins en mobilité des Français), dont on peut penser qu’ils disparaîtront avec les progrès de la technologie et l’accroissement de la demande (les ventes de véhicules électriques représentent en effet aujourd’hui à peine 1% du marché automobile français), il reste encore de sérieux obstacles au développement de cette motorisation.

La fourniture en énergie et la gestion du réseau

À l’heure où l’on se demande si nos infrastructures électriques seront en mesure de fournir assez d’énergie pour nous chauffer cet hiver (le gestionnaire du réseau a d’ores et déjà annoncé qu’il pourrait prendre des mesures exceptionnelles, telles des coupures programmées ou une baisse de la tension sur le réseau électrique, en cas de grand froid), des doutes légitimes apparaissent quant à la capacité du pays à produire suffisamment d’électricité (surtout si l’on envisage de réduire la part du nucléaire) pour alimenter, d’ici 2040, près de 40 millions de véhicules.

Car si les quelque 100 000 véhicules électriques qui sillonnent le territoire français actuellement ne consomment qu’une faible partie de la production électrique (moins d’1% si chaque véhicule était chargé la nuit pendant 10 heures), une forte augmentation de la demande en énergie provoquera immanquablement des dysfonctionnements. Pour compenser les pics de demande, les fournisseurs émettent la possibilité d’utiliser les potentielles réserves d’énergie que constituent les véhicules électriques et de restituer l’énergie ainsi prélevée dans les périodes de creux, pour lisser la demande.

La disponibilité des infrastructures de recharge

Alors que l’approvisionnement d’un véhicule thermique ne prend que quelques minutes à l’usager (ce qui fait que les 11 000 stations-services réparties sur l’ensemble du territoire suffisent à combler les besoins en carburant de 38 millions de véhicules), la recharge d’une voiture électrique monopolise une borne pendant 30 minutes pour les plus performantes (recharge rapide à 80%) et jusqu’à 6 heures sur une borne de recharge domestique.

Cette contrainte technique impose donc qu’un nombre important de bornes de recharge soit disponible pour le public partout sur le territoire.

Or, le réseau français ne propose pour l’heure aux automobilistes que 17 000 bornes de recharge, et même si ce nombre doit être porté à 20 000 d’ici la fin de l’année 2017, cela ne portera le dispositif qu’à 1 borne pour 1 900 usagers.

L’État a donc lancé un nouveau plan d’investissement financé par le biais de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) à hauteur de 10 millions d’euros, qui doivent servir à l’installation de 25 000 nouvelles bornes de recharge publiques à l’horizon 2020. Mieux, certes, mais encore insuffisant pour alimenter un parc automobile qui pourrait, d’ici environ 25 ans et d’après la volonté du Gouvernement, n’être plus composé que de véhicules totalement ou partiellement électriques. L’AVERE (association nationale pour le développement de la mobilité électrique) estime en effet à 100 000 le nombre de bornes de recharge électrique nécessaires sur un réseau principal, doublé d’un second permettant des charges d’appoint.

La compatibilité des infrastructures et l’universalité des moyens de paiement

Enfin, avec la multiplication des modèles de voitures électriques sur le marché et la mutation de la politique de la majorité des constructeurs qui abandonnent progressivement le thermique pour l’électrique, les problèmes de la compatibilité des véhicules et des bornes de recharge, ainsi que l’universalité des moyens de paiement se posent.

D’une part, jusqu’en 2016, chaque véhicule était livré avec des câbles qui lui étaient spécifiques et ne permettaient pas de se brancher sur toutes les bornes, obligeant ainsi souvent les usagers à se rendre dans un garage de la marque pour être certains de pouvoir recharger leur voiture sans encombre en cours de trajet.

D’autre part, les distributeurs proposant à leurs clients un service de recharge électrique sont de plus en plus nombreux, ce qui est une bonne chose pour le développement de la motorisation. Mais dans le même temps, ils ont également mis en place des conditions d’utilisation complexes et contraignantes pour l’usager : le plus souvent, ces distributeurs (en particulier lorsqu’il s’agit des grandes surfaces commerciales) imposent un abonnement. L’automobiliste doit donc restreindre ses points de recharge à ceux du réseau auquel il est abonné, ou bien souscrire une foultitude d’abonnements différents pour s’assurer un nombre maximum de points de recharge disponibles pour sa voiture.

Ces problématiques ont été identifiées comme prioritaires pour favoriser le développement des énergies propres pour la mobilité. En conséquence, un décret a été adopté le 12 janvier 2017, qui dispose notamment que les bornes de recharge publiques doivent être équipées d’une prise « standard » permettant à tous les véhicules électriques de s’y brancher et proposer un paiement ou une utilisation « à la charge », c’est-à-dire à l’avenir sans obligation d’abonnement.

La réforme du contrôle technique 2018

Depuis 1992, tout propriétaire d’un véhicule de tourisme de 4 ans et plus doit obligatoirement présenter sa voiture au contrôle technique.

Pourquoi une réforme du contrôle technique ?

En 2011, la Commission européenne s’est donné pour but de diviser par 2 le nombre de tués sur les routes par rapport à 2010. Un objectif ambitieux qui passe par une harmonisation du contrôle technique au niveau européen et a amené la Commission à adopter en 2014 la directive n° 2014/45, qui prévoit la mise en œuvre d’un contrôle technique plus strict permettant notamment d’écarter du parc de véhicules roulant les voitures jugées dangereuses.

Quelles sont les nouveautés du contrôle technique automobile 2018 ?

Chaque pays membre de l’Union européenne a donc l’obligation de transposer cette directive dans son droit national et c’est ainsi qu’en France, à partir du 20 mai 2018, tous les véhicules de tourismes seront soumis à un contrôle technique renforcé basé sur un référentiel plus précis, qui passera en revue 132 points de contrôle (contre 124 auparavant), mais détaillera surtout 606 défauts potentiels, dont 467 entrainant une contre-visite, contre 178 sur 411 jusqu’alors.

Dans la version 2018 du contrôle technique, les défauts seront donc classés en 3 catégories : les défauts mineurs (sans conséquence sur la validation du contrôle technique, au nombre de 139) et les défauts majeurs qui devront, comme avant, faire l’objet d’une réparation avant une contre-visite obligatoire dans les 2 mois. À noter à ce sujet qu’un bon nombre de défauts qui étaient alors considérés comme « mineurs » seront désormais qualifiés de « majeurs ».

Les 127 défaillances « critiques », enfin, feront l’objet d’un traitement inédit et tout particulier : sur le modèle du dispositif appliqué pour les poids-lourds, elles entraineront l’immobilisation quasi-immédiate de la voiture ; le propriétaire n’aura plus que jusqu’à la fin de la journée du contrôle technique pour conduire son véhicule à l’endroit où il devra être réparé (garage ou domicile). Passé ce délai, la voiture sera interdite à la circulation sous peine d’amende et ce, jusqu’à la date de la contre-visite. Ces défauts critiques qualifieront exclusivement des défaillances « constituant un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou ayant une incidence sur l’environnement » (ex : insuffisances dans le système de freinage, corrosion du châssis diminuant sa résistance, câblage électrique risquant de toucher des pièces chaudes, sièges mal fixés…).

Quelles sont les conséquences pour l’automobiliste ?

Une analyse plus précise de chacun des points de vérification, c’est forcément plus de temps passé sur chaque véhicule… et donc une augmentation du prix de la prestation pour l’automobiliste. Actuellement facturé autour de 65€, les professionnels estiment que le contrôle technique pourrait coûter en moyenne 15 à 20% plus cher à partir du 20 mai 2018.

L’augmentation du nombre de défauts entrainant une contre-visite obligatoire ne manquera pas d’accroitre le nombre de contre-visites (de +19% à +25% d’après les centres de contrôle technique automobile). Souvent gratuite jusqu’alors, elle pourrait devenir payant au regard du surplus de travail qu’elle constituera pour les inspecteurs des contrôles techniques.

Ces désagréments étant établis, il convient tout de même de préciser que le renforcement du contrôle technique ne sera pas inutile. En moyenne, les véhicules d’aujourd’hui changent 3 fois de main au cours de leur vie. Or, le procès-verbal de contrôle technique est seul document obligatoire à ce jour décrivant l’état du véhicule, ce qui lui confère une importance majeure. Plus le contrôle technique sera en mesure de dresser un portrait fiable du véhicule, plus la transaction (surtout lorsqu’elle a lieu entre particuliers) pourra se faire en confiance.

En particulier, à partir de mai 2018, l’inspecteur du contrôle technique pourra interroger un serveur central sécurisé : celui-ci lui permettra d’établir si le kilométrage affiché au compteur du véhicule est cohérent avec celui relevé lors de précédent contrôle technique, et donc de détecter plus facilement une éventuelle fraude au compteur kilométrique.

La réforme 2018, et après ?

On le sait peu, mais le contrôle technique automobile est en constante évolution. Ainsi, après les évolutions de mai 2018, d’autres bouleversements viendront ébranler le milieu dès le 1er janvier 2019 : à cette date, la réglementation prévoit l’introduction d’un contrôle de l’opacité des particules fines, en particulier pour détecter les véhicules diesel « défapés » (c’est-à-dire dont le filtre à particules, organe obligatoire sur les diesels depuis 2011, aurait été désactivé illégalement, pour améliorer les performances du véhicule).

Puis, à partir de 2022, c’est le « test 5 gaz » (monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, hydrocarbures imbrûlés, oxydes d’azote et dioxygène) qui devrait prendre le relai : les véhicules dépassant les seuils maximum d’émissions de polluants pourraient, à terme, être interdits à la circulation.