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Manipulation d’entre-deux-tours : l’utilisation des outils d’aide à la conduite communicants dans le viseur !

Depuis le 24 février 2017, la privatisation des radars embarqués a pris un nouveau tour avec l’expérimentation menée en Normandie et promet aux automobilistes une augmentation sans précédent du nombre de verbalisations pour excès de vitesse. Mais cette mesure ne semble pas assouvir la soif de répression de la Sécurité routière, qui envisage désormais de rendre inutilisables les outils d’aide à la conduite communicants. L’association « 40 millions d’automobilistes » dénonce ces mesures prises en catimini alors que la campagne présidentielle bat son plein et appelle les usagers à se mobiliser en adressant un courrier à leurs élus parlementaires.

Privatisation des radars embarqués : des appels d’offre lancés avant la fin de l’expérimentation

Une expérimentation visant à évaluer l’efficacité d’une privatisation de la gestion de voitures équipées de radars embarqués est menée par la Sécurité routière depuis février dernier et devait officiellement prendre fin en septembre. Or, avant même la fin de l’expérimentation, la Sécurité routière a lancé des appels d’offre pour recruter les chauffeurs de ces voitures-radars désormais confiées à des sociétés privées : pourquoi vouloir précipiter à ce point la mise en œuvre de cette mesure, alors que l’expérimentation est en cours depuis moins de deux mois et qu’aucun résultat intermédiaire n’a été publié ? S’agit-il réellement de sauver des vies, ou bien cette mesure n’est-elle destinée qu’à remplir les caisses de l’État grâce aux dizaines de millions d’amendes que devront payer les automobilistes flashés ?

Empêcher l’utilisation des outils d’aide à la conduite communicants

Mais les 2,2 milliards d’euros de recettes attendus de cette mesure ne devaient pas être suffisants aux yeux du Gouvernement, qui n’a pas tardé à imaginer un nouveau piège pour les usagers : les automobilistes sont de plus en plus nombreux à utiliser des outils d’aide à la conduite communicants, qui leur indiquent les zones de danger et favorisent ainsi le respect des limitations de vitesse et donc leur sécurité. Mais, sous couvert de sécurité publique, l’État prévoit désormais l’interdiction de diffuser par l’intermédiaire des outils d’aide à la conduite communicants tout message de nature à signaler des opérations de police dans certains périmètres.

C’est un cadeau empoisonné que fait le Gouvernement sortant au prochain Président de la République, qui aura à gérer ce dossier hautement polémique dès les premiers jours de son quinquennat. Cette mesure est la preuve ultime de la malhonnêteté intellectuelle de la Sécurité routière, qui met en place une mesure répressive supplémentaire alors que l’accidentalité est en baisse sur les 12 derniers mois.

C’est enfin une récupération politique immonde de la crainte des actes terroristes : le Gouvernement justifie cette mesure sous couvert de sécurité publique, alors que les fabricants de ces outils communicants ont déjà mis en place une charte désactivant les messages de signalements des contrôles routiers en cas d’alerte attentat.

Ces manœuvres sont d’autant plus critiquables et douteuses qu’elles prennent forme pendant l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, alors que tous les projecteurs sont braqués sur les candidats finalistes, ce qui laisse penser que la Sécurité routière met tout en œuvre pour adopter dans l’ombre des mesures défavorables aux automobilistes.

« 40 millions d’automobilistes » dénonce ces pratiques et s’y oppose fermement. Pour faire barrage à ces mesures liberticides, l’association met aujourd’hui à disposition des usagers un courrier qu’ils doivent adresser au plus vite à leurs élus parlementaires pour leur demander de se mobiliser pour contrer ces mesures.

TÉLÉCHARGER LE COURRIER EN SUIVANT CE LIEN

Présidentielle : « 40 millions d’automobilistes » lance Le Schmilblick

Après avoir rendu publics les résultats de son étude portant sur le programme « automobilistes » des candidats à la présidence de la République, l’association « 40 millions d’automobilistes » décrypte les imprécisions et les incohérences des programmes des deux finalistes dans des vidéos qui seront postées chaque jour sur le site Internet et sur Youtube.

« 40 millions d’automobilistes » a constaté que les candidats exprimaient des opinions et des propositions différentes en fonction du public ou de l’association auquel il s’adressait. Avec le Schmilblick, l’association s’adressera directement aux candidats pour lever les ambiguïtés et obtenir des réponses claires et précises sur les incohérences mises en exergue dans les vidéos Schmilblick.

Une vidéo sera mise en ligne chaque jour pendant 10 jours et permettra aussi de communiquer sur les réponses fournies par les candidats finalistes à l’élection présidentielle entre le mercredi 26 avril et le vendredi 05 mai précédant le second tour de l’élection à la présidence de la République.

« 40 millions d’automobilistes », ce sont aussi 40 millions d’électeurs en droit de connaître le programme lié au premier mode de déplacement des Français.

Présidentielle : les réponses des candidats à vos questions

En janvier dernier, l’association « 40 millions d’automobilistes » lançait un sondage auprès de ses sympathisants pour leur demander quels sujets touchant à leur vie d’automobilistes ils souhaitaient voir abordés par les candidats à l’élection présidentielle. Aujourd’hui, vendredi 21 avril 2017, l’association publie les réponses apportées par les candidats aux questions qui leur ont été posées par les automobilistes.

Les questions des automobilistes aux candidats à l’élection présidentielle

En mars, un courrier contenant 12 questions liées à différentes préoccupations des automobilistes (sécurité routière, économie, environnement, infrastructures…) a été adressé à chacun des 11 candidats à l’élection présidentielle. Ces questions ont été choisies par les 65 960 automobilistes qui ont participé à un sondage publié par « 40 millions d’automobilistes ».

Les automobilistes étaient les grands oubliés de cette campagne présidentielle. Avant l’intervention de notre association, aucun candidat n’avait affiché de position ou exposé un quelconque programme les concernant. Ce silence était inacceptable pour l’association, parce qu’il s’agit de problématiques qui touchent près de 40 millions de Français au quotidien.

Les réponses des candidats aux questions des automobilistes

« 40 millions d’automobilistes » souhaitait obtenir une réponse de chacun des candidats, afin d’offrir aux automobilistes une vision complète des propositions qui leur sont faites ; nous avons donc sollicité de la même façon tous les postulants à la fonction présidentielle. Malheureusement, certains n’ont pas jugé nécessaire de donner suite à notre courrier, malgré nos relances. Ce qui, en soi, peut donner une idée de l’intérêt qu’ils portent à nos concitoyens…

Cliquez sur les images ci-dessous pour consulter les réponses des candidats :

Nathalie Arthaud

François Asselineau

Nicolas Dupont-Aignan

François Fillon

Benoît Hamon

Jean Lassalle

Marine Le Pen

Emmanuel Macron

Jean-Luc Mélenchon

 

Jacques Cheminade et Philippe Poutou n’ont donné aucune suite à nos sollicitations.

 

Auto Fil n°42

Cliquez sur l’image ci-dessus pour consulter le numéro.

Auto Fil mars 2017 – Le journal de « 40 millions d’automobilistes »