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Grands départs en vacances : comment ne pas faire du voyage un cauchemar ?

L’été approche à grands pas et avec lui la perspective des vacances, synonymes de repos bien mérité, mais aussi de longs trajets en voiture… souvent angoissants pour les parents et grands-parents qui doivent gérer l’impatience des enfants à bord. L’association « 40 millions d’automobilistes » vous donne quelques conseils et astuces pour que la route des vacances se passent bien pour tous !

La sécurité avant tout !

L’enfant doit toujours être attaché dans un siège adapté à son âge et à sa morphologie (nacelle ou coque pour les plus petits, puis rehausseur) ; il s’agit d’un dispositif obligatoire pour tous les passagers en deçà d’1m35. Celui-ci doit être correctement installé dans le véhicule, sans quoi il n’assurerait pas son rôle d’accessoire de sécurité. Pour ce faire, reportez-vous à la notice d’installation du produit.

Il est aussi important que le conducteur ait bénéficié d’un temps de sommeil suffisant avant de prendre la route pour un long trajet. Cela lui assurera une plus grande vigilance, de meilleurs réflexes, mais aussi une plus grande patience envers les petits tracas qui pourraient survenir au cours du voyage…

Le confort des jeunes voyageurs

Le siège de l’enfant doit le garder en sécurité, mais aussi lui garantir le meilleur confort possible ; on privilégiera donc les assises rembourrées et les revêtements qui évitent la transpiration (coton plutôt que synthétiques).

Les enfants les plus jeunes passeront – on l’espère ! – une grande partie du voyage à dormir (surtout si vous prenez la route le soir ou tôt le matin). Prévoyez alors une petite couverture et un oreiller ou, mieux, un cale-tête pour maintenir votre enfant assoupi dans une position confortable.

Mieux vaut également s’assurer que l’arrière du véhicule – où les enfants voyageront le plus souvent – n’est pas trop encombré. En particulier, on évitera de disposer des objets lourds sur la plage arrière : ceux-ci constitueraient des projectiles dangereux pour les passagers en cas de freinage d’urgence.

On veille enfin à maintenir une température agréable dans l’habitacle (on utilise la climatisation si nécessaire, mais jamais avec plus de 5°c d’écart avec l’air extérieur) et on aère régulièrement le véhicule.

Alimentation et collations

Il existe une règle d’or pour éviter le mal des transports (chez l’enfant comme chez l’adulte !) : ne jamais voyager l’estomac vide et, a contrario, ne pas faire de festin avant de prendre la route. On privilégie les repas légers (à base de sucres lents, de légumes et de fruits frais…) et on évite les produits gras (chips…), trop sucrés (le sucre étant un excitant bien connu…) et les boissons en trop grande quantité.

Pour les enfants particulièrement sensibles au mal des transports, il existe des solutions homéopathiques à prendre la veille du voyage et une ou deux heures avant le départ.

Et pour les petits incidents que l’on n’aurait pas pu éviter, on prévoit de petits sacs en papier, un gant et une serviette de toilette et une petite bouteille d’eau !

Se distraire pour passer le temps

Pour faire passer le temps du trajet plus vite, rien de tel que de s’occuper. Et pour cela, tous les moyens sont bons !

On emporte le doudou et les jouets préférés des plus petits, des musiques et des contes à écouter, des marionnettes pour se raconter des histoires. Les livres d’histoires et d’activités (par exemple celui de « 40 millions d’automobilistes »), la fameuse « ardoise magique » et les tablettes ludo-éducatives remportent également un vif succès. Enfin, pour les plus grands, on autorise la console de jeux et l’usage du lecteur DVD portable. On peut aussi jouer en famille avec des défis improvisés (le premier à compter 10 voitures rouges, à apercevoir le clocher d’une église, à deviner l’animal auquel je pense…).

Tous les jeux peuvent être gardés à disposition de l’enfant dans un organiseur de siège placé devant lui. Attention : si vous transportez plusieurs bambins, veillez à ne pas faire de jaloux et à répartir équitablement les activités entre chacun, sous peine de rapidement devoir jouer les gendarmes…

En cas de conflit, et pour des questions de sécurité, la pause reste une bonne alliée pour les vacanciers en transit (au moins un quart d’heure toutes les deux heures). Certaines aires de repos proposent des tables de pique-nique, des jeux de plein air pour permettre aux enfants d’évacuer leur trop-plein d’énergie, et d’autres organisent même des animations spécialement dédiées aux petits voyageurs.

Nous espérons que ces conseils vous seront utiles pour débuter au mieux vos vacances en famille et assureront une bonne route aux automobilistes en herbe.

Restrictions de circulation : la ville de Paris renforce sa politique discriminatoire

Après la mise en place de la circulation différenciée la semaine dernière en raison du pic de pollution à l’ozone dû à la vague de chaleur constatée sur la France, la Mairie de Paris poursuit à partir du lundi 1er juillet 2019, son plan de restriction de circulation à l’égard des véhicules les plus anciens, en interdisant désormais la circulation des voitures essence immatriculées avant 1997 et des diesels antérieurs à 2006. L’association « 40 millions d’automobilistes » dénonce une politique de mobilité discriminatoire envers les usagers les moins aisés et ceux résidant en banlieue.

De nouvelles restrictions injustes socialement

À partir de ce lundi 1er juillet, seuls les véhicules légers disposant des vignettes Crit’air numérotées de 1 à 3 seront donc autorisés à circuler dans la capitale du lundi au vendredi, de 8h à 20h. Pour les voitures ne pouvant prétendre à ces classifications prétendument écologiques, la circulation sera interdite, et même verbalisée en cas d’interception par les forces de l’ordre.

Pour l’association « 40 millions d’automobilistes », les restrictions de circulation constituent une mesure profondément injuste socialement, d’autant que beaucoup n’ont pas d’autre choix que l’automobile pour se déplacer, faute d’alternatives satisfaisantes. La ville de Paris préfère punir, alors qu’il faudrait offrir.

De plus, les interdictions de circulation concerneront désormais également le boulevard périphérique, les bois de Boulogne et de Vincennes, et 49 des 79 communes de la Métropole du Grand Paris (MGP), dans un périmètre délimité par l’A86 (autoroute exclue) correspondant à la « Zone à faibles émissions » (ZFE) créée en novembre dernier : en ces lieux, il faudra disposer au minimum de la vignette Crit’air 5 pour être autorisé à circuler. Le président de la MGP, Patrick Ollier, a cependant précisé que la verbalisation n’y entrerait pas en vigueur avant 2021.

Un coup de frein à la mobilité

« 40 millions d’automobilistes » estime la mise en œuvre des restrictions de circulation est un coup de frein à la mobilité des automobilistes, et représente un préjudice financier non-négligeable. Or, malgré des solutions proposées par la mairie de Paris et la Métropole inadaptées pour une majorité des Franciliens, les décideurs politiques s’entêtent à appliquer des mesures sans se soucier des répercutions économiques et sociales, qui pénalisent en premier lieu des ménages les plus modestes.

Infractions routières : fin de l’impunité pour les automobilistes européens

Depuis le déploiement des radars de vitesse en France, on estime que 21% des infractions relevées concernent des véhicules immatriculés à l’étranger, alors qu’ils ne représentent que 5% à 6% du trafic. Pour endiguer ce phénomène, une directive du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne a été mise en place afin de faciliter l’échange transfrontalier d’informations concernant les infractions en matière de sécurité routière.

En clair, certains États membres de l’Union européenne peuvent s’échanger les coordonnées des titulaires des certificats d’immatriculation afin de leur adresser les avis de contravention en lien avec les infractions qu’ils auraient commises ; un automobiliste italien qui commet un excès de vitesse en France mesuré au moyen d’un radar automatique peut donc recevoir à son domicile un avis de contravention de l’État français. En sens inverse, un automobiliste français se verra opposer les mêmes règles s’il commet une infraction dans un des pays faisant partie de l’accord.

Quels sont les États membres concernés ?

19 pays pratiquent désormais l’échange transfrontalier d’informations avec la France. Il s’agit de l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, l’Estonie, le Grand Duché du Luxembourg, la Hongrie, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République Tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni et la Slovaquie. Depuis le 24 juin 2019, les échanges entre la France et la République d’Irlande ainsi que la Suède sont également entrés en vigueur. Un accord bilatéral spécifique existe aussi entre la France et la Suisse.

Quelles sont les infractions visées par la directive ?

D’après la directive (UE) 2015/413 du 11 mars 2015 facilitant l’échange transfrontalier d’informations concernant les infractions en matière de sécurité routière, seules 8 infractions sont concernées :

  • Excès de vitesse ;
  • Défaut de port de la ceinture de sécurité ;
  • Franchissement d’un feu rouge ;
  • Conduite en état d’ébriété ;
  • Conduite sous l’influence de stupéfiants ;
  • Défaut du port du casque ;
  • Circulation sur une voie interdite ;
  • Usage illicite d’un téléphone portable ou tout autre appareil de communication en conduisant un véhicule.

Quelles sont les sanctions ?

Ces poursuites mettent uniquement à mal les finances des contrevenants français, et non leur capital de points. Le montant des amendes dont ils doivent s’acquitter est celui qui est pratiqué dans le pays où l’infraction a été commise.

Auto Fil n°64

Cliquez sur l’image ci-dessus pour consulter le numéro

Auto Fil mai 2019 – Le journal de « 40 millions d’automobilistes »

Sommaire :

  • Boulevards périphériques : des mesures absurdes
  • Comment bien choisir son assurance auto ?
  • PV de non-désignation de conducteur : point après 2 ans de contentieux !

80km/h : aucun effet significatif sur la mortalité routière

En ne transmettant aucune information statistique au Comité indépendant d’évaluation des 80km/h, la Délégation à la Sécurité routière (DSR) marque un refus de transparence contraire à la déontologie publique et à ses propres engagements.

Or, les éléments contenus dans son communiqué du 29 mai dernier et dans le Bilan 2018 publié par l’Observatoire national interministériel de la Sécurité routière (ONISR) permettent de conclure sans risque d’erreur que la mesure entrée en vigueur le 1er juillet 2018 n’a eu aucun effet significatif sur l’évolution de la mortalité routière depuis dix mois.

Trois observations fondées sur ces publications officielles permettent de le vérifier :

  1. La baisse annuelle moyenne des tués observée sur les 20 années précédentes sur l’ensemble des réseaux de France métropolitaine était de 226 personnes par an. Elle n’a été que de 200 personnes sur l’ensemble de l’année 2018 et ceci malgré la baisse du trafic routier de près de 2% en 2018 selon les statistiques des carburants routiers consommés (dans l’attente des mesures de trafic), qui elle-même aurait dû s’accompagner mécaniquement d’une baisse de mortalité de près de 60 personnes.
  2. Cette baisse a même été inférieure au deuxième semestre 2018 à celle du semestre précédent. Elle se décompose en effet, selon les chiffres de la DSR, en une baisse de 104 personnes tuées au cours du 1er semestre (avant l’entrée en vigueur des 80km/h), et une baisse de 96 personnes tuées durant le second semestre par rapport aux semestres correspondants de 2017. La baisse a donc été plus faible depuis l’entrée en vigueur des 80km/h qu’avant.
  3. Au total, depuis l’entrée en vigueur des 80km /h, la baisse du nombre des décès routiers en France n’a ainsi été « que » de 85 au total en dix mois – dont plusieurs dizaines probablement en lien avec la baisse du trafic routier – sans rapport avec les objectifs assignés à une mesure qui a bouleversé la France et divisé les Français.

Le projet de loi visant à confier aux Conseils départementaux la gestion des limitations de vitesse sur les routes du réseau départemental prend tout son sens à la lumière de ces observations factuelles, dont la conclusion majeure est la non-pertinence de la mesure à ce jour.

Une réflexion d’ensemble et sans préjugés sur la politique de sécurité routière dans notre pays semble désormais s’imposer, en vue du bilan final des 80km/h prévu au 1er juillet 2020.

80km/h : l’amendement permettant aux départements d’assouplir la mesure a été adopté

Jeudi 06 juin, les députés ont adopté l’amendement au projet de Loi d’Orientation des Mobilité (dite LOM) visant à permettre aux présidents des Conseils départementaux, mais aussi aux maires des communes, de relever la limitation de vitesse de 80 à 90km/h sur les routes départementales.

Si l’association « 40 millions d’automobilistes » considère qu’il s’agit d’une première victoire pour les usagers de la route, elle regrette cependant que les routes nationales aient été exclues du dispositif et qu’une nouvelle usine à gaz soit mise en place, alors que l’ancienne réglementation était admise et respectée par le plus grand nombre

Une mobilisation qui a porté ses fruits

La mobilisation des automobilistes et le travail de chaque instant mené par l’association ont enfin porté leurs fruits. L’association s’est battue pour rétablir la vérité sur cette théorie pseudo-universelle qui voudrait que toute réduction de la limitation de vitesse permette une baisse de la mortalité routière. Les chiffres ont prouvé que ce n’était pas le cas.

Pour « 40 millions d’automobilistes », cet aménagement de la mesure est l’aveu, non seulement que les 80km/h ne fonctionnent pas, mais aussi qu’il n’est plus possible de faire de la sécurité routière sans la compréhension et l’assentiment des usagers. Les élus parlementaires ouvrent ainsi la porte à un aménagement de la mesure vers un retour partiel aux 90km/h sur certaines routes secondaires, un premier pas.

Mais l’association estime également qu’il faut aller plus loin, car cela aura pour effet de rendre encore moins lisibles les limitations de vitesse pour les usagers, qui oscilleront désormais entre 70, 80 et 90km/h en fonction de portions de routes et des départements. C’est pourquoi « 40 millions d’automobilistes » estime que la seule solution possible est un retour pur et simple à l’ancienne réglementation : 90km/h par défaut, et des abaissements ponctuels à 70 km/h sur décision des Conseils départementaux et des maires dans les zones jugées dangereuses.

Les présidents des Conseils départementaux se sont d’ores et déjà largement exprimés sur le sujet. 64 d’entre eux ont fait part de leur volonté de relever la limitation de vitesse à 90km/h sur certaines portions de routes.

 

Interdiction des signalements des contrôles routiers : les députés tendent un piège aux automobilistes

L’Assemblée nationale examine actuellement en première lecture le projet de Loi d’Orientation des Mobilités (dite LOM) adopté le mois dernier par le Sénat. Dans ce cadre, de nombreux amendements au texte sont proposés, dont le n°2913, qui vise à interdire « le signalement des contrôles routiers par les services électroniques d’aide à la conduite ou à la navigation » à la demande des autorités judiciaires, pour les opérations destinées à dépister la conduite sous l’influence de l’alcool ou de produits stupéfiants, ainsi que pour vérifier que les conducteurs ou passagers des véhicules ne font l’objet de recherches pour des actes de terrorisme, des crimes ou délits.

Un amendement pour piéger les automobilistes

De très nombreux députés (majoritairement du groupe LREM) souhaitent en effet réintégrer cette mesure à la LOM. Mais pour « 40 millions d’automobilistes », la Sécurité routière, sous couvert d’améliorer l’efficacité des contrôles routiers, cherche en réalité à piéger les automobilistes et à rendre les contrôles plus rentables financièrement. L’association dénonce la malhonnêteté des pouvoirs publics à l’origine de cet amendement et appelle les Sénateurs à le rejeter lorsque le texte leur sera soumis.

Il est prouvé que de très nombreux automobilistes utilisent les outils d’aide à la conduite communicants, non pas pour s’affranchir des contrôles routiers, mais parce qu’ils constituent un moyen efficace pour respecter la réglementation, à l’heure où les variations de limitations de vitesse sont de plus en plus nombreuses sur le réseau secondaire.

« 40 millions d’automobilistes » dénonce la dérive que représente ce texte depuis le mois d’avril 2017. L’association avait en effet révélé ce projet gouvernemental, qui semblait alors davantage s’inscrire dans le cadre des mesures anti-automobilistes prises à tour de bras depuis plusieurs années, plutôt que pour favoriser véritablement la sécurité intérieure.

Suivez l’actualité automobiliste pour mieux vous défendre !

« 40 millions d’automobilistes » est la première et seule association de défense des automobilistes à vous informer, à réagir et à s’opposer à ces mesures liberticides et abusives. Pour agir contre toutes ces mesures, il est primordial que les automobilistes puissent dans un premier temps en être informés.

C’est pourquoi l’association invite les automobilistes à s’inscrire dès maintenant à sa newsletter.

Se tenir informé, c’est déjà agir.

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