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Restrictions de circulation à Paris : la verbalisation reportée au 1er janvier 2017

Depuis le 1er juillet 2016, les voitures immatriculées avant 1997 sont interdites à la circulation dans la capitale. Après une période d’adaptation de 3 mois, la verbalisation des véhicules ne respectant pas ces dispositions devait entrer en vigueur au 1er octobre. Finalement, Christophe NAJDOVSKI, adjoint à la maire de Paris en charge des Transports, a annoncé que cette « période pédagogique » serait prolongée jusqu’au 1er janvier 2017. « 40 millions d’automobilistes » se réjouit de ce répit, mais n’en tend pas renoncer à son combat et poursuit l’action en justice contre ces restrictions.
 
Les véhicules « anciens » sont désormais interdits à la circulation dans Paris, de 8h à 20h, du lundi au vendredi. Après une « période pédagogique » de 3 mois destinée à donner aux automobilistes le temps de s’adapter à ces nouvelles dispositions, en changeant leurs habitudes de déplacements ou en réalisant les démarches pour bénéficier des aides proposées par la mairie de Paris, le début de la verbalisation pour le non-respect des mesures de restrictions de circulation pour les véhicules concernés devait intervenir ce samedi 1er octobre. Les automobilistes auraient alors encouru une amende de 35€.
 
Mais Christophe NAJDOVSKI a annoncé par voie de presse le report de cette verbalisation, au prétexte de la nécessité de prolonger la période pédagogique. En repoussant la date d’entrée en vigueur des contrôles routiers liés aux restrictions de circulation, la Mairie se met en réalité en cohérence avec la prochaine obligation d’apposition de la vignette Crit’air (Certificat pour la qualité de l’air), destinée à identifier les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes et de leur date de première mise en circulation, qui devrait intervenir également au 1er janvier 2017. La tâche des forces de l’ordre en sera ainsi facilitée.
 
Si « 40 millions d’automobilistes » ne peut que se réjouir de ce sursis accordé aux usagers parisiens et franciliens, l’association n’entend pas pour autant baisser sa garde. À l’origine d’une action en justice qu’elle mène en collaboration avec l’avocat en droit routier Jean-Baptiste IOSCA, l’association poursuit son recours en demandant le versement d’indemnités pour le préjudice financier subi par les automobilistes. Plus de 700 dossiers ont d’ores et déjà été enregistrés.