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Radar, et c’est pas fini !

Depuis ce matin, la Sécurité routière expérimente de nouveaux radars : double face et double cabine. Le radar double face flashe les véhicules par l’avant et par l’arrière. Le radar double cabine (composé de deux appareils distants d’une dizaine de mètres) flashe un même véhicule simultanément, par l’avant et par l’arrière. Pour l’association « 40 millions d’automobilistes », installer de nouveaux radars ne servirait qu’à renflouer une fois de plus les caisses de l’État.

 

Cette expérimentation se déroule sur 4 sites dans le Rhône, pour une période de 3 mois renouvelables si nécessaire. Pendant cette période test, les radars flasheront, mais les usagers ne devraient pas recevoir d’amende. 38 % des flashs n’aboutissent pas, par manque de lisibilité de la plaque d’immatriculation. Par ailleurs, les recettes prévisionnelles des infractions routières sont en baisse par rapport aux années précédentes.

 
On peut donc supposer que cette mesure est prise pour améliorer le nombre de flashs exploitables et diminuer les contestations qui permettent de ne pas perdre de points, dans la mesure où l’on ne reconnait pas le conducteur lorsque le véhicule est flashé par l’arrière. Cette mesure permettrait d’améliorer la rentabilité du système.
 
« 40 millions d’automobilistes » s’oppose à cette expérimentation qui s’en prend encore une fois au porte-monnaie des automobilistes plutôt qu’à leur sécurité. Nous rappelons que 2014 est la 2e meilleure année après 2013 en termes de mortalité sur les routes et que l’alcool au volant reste la première cause de mortalité.
 
Il faut davantage de présence des Forces de l’Ordre

sur la route pour déceler les comportements dangereux, ce qu’une machine ne pourra jamais faire.
 
L’association rappelle également que, dans le Projet annuel de Performance annexé au Projet de Loi de Finance pour l’année 2015, il est mentionné que les radars devraient rapporter 783,1 millions d’euros à l’État. Si la Sécurité routière voulait réellement réduire le nombre de décès sur les routes, elle se pencherait davantage sur les premières causes de mortalité, qui sont l’alcoolémie et la somnolence au volant.