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Radar de l’A86 : rejet de notre demande d’amnistie

Le 08 octobre dernier, l’association « 40 millions d’automobilistes » avait demandé l’amnistie pour les centaines d’usagers de la route flashés par le radar fixe situé sur l’A86 à hauteur de Drancy. En raison de travaux, la limitation de vitesse avait en effet été abaissée à 70 km/h sur ce tronçon et le radar calibré pour sanctionner les automobilistes en conséquence. Mais à l’origine du nombre ahurissant de contraventions émises, il y avait un défaut manifeste de signalisation de la nouvelle limitation de vitesse. Après plusieurs semaines de tergiversations, il semblerait finalement que la demande d’amnistie ait été refusée.
 
Le 25 septembre 2015, le radar situé sur l’A86 à la sortie du tunnel de Bobigny et à hauteur de Drancy était recalibré pour flasher les usagers circulant au-dessus de 70 km/h, contre 90 km/h auparavant. Pourtant, nulle trace d’une signalisation spécifique informant les automobilistes de cet abaissement de la limitation de vitesse. À « 40 millions d’automobilistes », les premiers appels ne s’étaient donc pas fait attendre : en quelques jours, l’association a reçu des centaines de témoignages, tous concordant : les panneaux de signalisation indiquant une vitesse maximale autorisée à 70 km/h étaient inexistants. Nous avons donc immédiatement saisi la préfecture de Seine Saint-Denis pour demander à la fois des explications, la mise en place d’une signalisation bien visible pour favoriser la sécurité et l’amnistie pour tous les usagers flashés en-dessous de 90 km/h depuis le 25 septembre.
 
Quelques jours plus tard, après enquête menée auprès de la DRIEA (Direction régionale et interdépartementale de l’Equipement et de l’Aménagement d’Ile-de-France), le Préfet reconnaissait dans le quotidien Le Parisien une augmentation anormale du nombre de flashs pour ce radar et demandait, en lien avec la Direction de la Sécurité et de la Circulation routière, « l’indulgence » pour les contrevenants, la décision finale en revenant toutefois à l’autorité judiciaire : le Centre national de Traitement des Infractions routières.
 
C’est donc avec une grande déception que « 40 millions d’automobilistes » apprend aujourd’hui le probable rejet de sa requête. Pourtant, l’association avait bon espoir : notre demande était légitime dans la mesure où l’on ne peut contraindre les usagers de la route à appliquer une règle qui n’est pas clairement exposée. De plus, il y avait eu des précédents : en janvier 2013, notre demande d’amnistie pour les milliers de contraventions du radar fou de Rennes avait été acceptée.