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Raconte-moi ton radar : les résultats

Ce matin, « 40 millions d’automobilistes » publie les résultats de l’opération « Raconte-moi ton radar » lancée le 30 octobre 2012.
Véritable audit participatif des automobilistes français, l’objectif était de mettre en évidence les incohérences d’implantations de radars, qui participent au rejet d’un système ainsi que d’établir une cartographie d’exemples faisant émerger des situations piègeuses.

Comment est-on parvenu à une situation telle que la plupart des automobilistes ne voient en les radars qu’un synonyme de piège ? Lorsqu’un automobiliste se sent piégé, il finit par rejeter tout un système. Raconte-moi ton radar a donc pour objectif d’alerter les Pouvoirs Publics sur les situations ressenties comme des pièges.

Ainsi, au moyen d’un livret de 32 pages remis aujourd’hui au ministre de l’Intérieur ainsi qu’à tous les sénateurs et les députés, « 40 millions d’automobilistes » a souhaité mettre en lumière dix situations jugées « piégeuses » ainsi que 7
alternatives qui permettraient assurément une meilleure acceptation du système.
L’association dresse également une carte de 72 radars piégeux.

Dans une interview accordée au Parisien/Aujourd’hui en France publiée le 1er novembre 2012, Frédéric Péchenard, Délégué Interministériel à la Sécurité Routière affirmait que « le meilleur des radars, c’est celui qui ne flashe pas » afin de

contredire l’argument selon lequel la rentabilité avait un lien direct avec l’endroit d’implantation du radar.
Ce radar qui ne flashe pas, « 40 millions d’automobilistes »  l’a retrouvé : il est en Corrèze et flashe 0,0027 fois par jour. Sans aucun doute, le radar de la D17 situé entre Saint-Aulaire et la
route de Varetz est le meilleur radar de France. En effet, en 2011, il n’aura flashé qu’une seule fois dans l’année. Selon
l’argumentaire de la Sécurité Routière, ce radar s’avérerait donc être particulièrement utile en ce qu’il contribue à un total respect de la règle, bien qu’il n’engendre aucun PV
Et pourtant… Il n’est plus là ! Les Pouvoirs Publics ont ainsi fait le choix de se séparer du « meilleur d’entre eux ». Si la question de la rentabilité n’en est pas la cause, alors, pourquoi l’avoir supprimé ?