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Privatisation des radars embarqués : début de l’expérimentation et déjà 400000 manifestants !

Vendredi 24 janvier 2017 débute l’expérimentation de la privatisation des radars embarqués en Normandie. Ces dispositifs – placés à bord de 440 voitures banalisées dans un premier temps, avant une extension évidente de leur nombre – seront cachés dans la plaque d’immatriculation et permettront de photographier sans flash les usagers en excès de vitesse. L’association « 40 millions d’automobilistes » dénonce ce système à travers la première manifestation numérique lancée via le téléphone portable en France sur le 07 89 99 63 63, ou via le site Internet www.nonalaprivatisationdesradarsembarques.com.

Le trait d’union entre l’argent et les radars

En confiant la gestion de ces véhicules équipés de radars cachés à des sociétés privées, la Sécurité routière ne fait que renforcer le trait d’union entre le milieu de l’entreprise – marqué par l’argent, la rentabilité et les objectifs – et la sécurité routière. Après une telle mesure, que l’on ne vienne plus dire que les radars ne sont pas sur les routes pour l’argent ; la France est le seul pays européen à retirer des points et de l’argent pour les excès de vitesse retenue entre 0 et 10 km/h.

Lors d’une précédente étude publiée le 20 février dans les colonnes du Parisien / Aujourd’hui en France, l’association « 40 millions d’automobilistes » évaluait à 2,2 milliards d’euros le potentiel de verbalisation de ces 440 voitures utilisées 8 heures par jour, tel que le souhaite la Sécurité routière.

Un système ubuesque qui ne vise qu’à engranger les milliards

Si l’on analyse les conditions de la privatisation des voitures-radars, il y a une nouvelle fois de quoi s’interroger sur ses vertus. Annoncé comme le moyen de baisser l’accidentalité routière, il semblerait que les Pouvoirs publics aient oublié que ce système est présent sur nos routes depuis plus de 3 ans, sans le moindre résultat. La privatisation n’améliorera rien à cela.

En effet, il est aisé de comprendre qu’en l’absence de force de l’ordre dans la voiture, aucun pouvoir d’immobilisation du véhicule en infraction n’existera. Aussi, même si ce véhicule doté d’un système de verbalisation embarqué constate une conduite véritablement dangereuse doublée d’une vitesse excessive, rien ne sera fait, si ce n’est laisser rouler le contrevenant. Les chauffards ne risqueront rien, sinon une amende. Aucune capacité de l’immobiliser. Voilà une des conséquences dramatiques de cette privatisation. En revanche, l’amende, elle, ne sera pas oubliée…

Un système rejeté par les Français, une manifestation sans précédent

Comment nomme-t-on un système rejeté par près de 80% des Français, selon l’enquête que « 40 millions d’automobilistes » a commandée auprès d’Harris Interactive ? S’agit-il encore d’une démocratie ?

Face à ce constat, l’association « 40 millions d’automobilistes » a lancé lundi 20 février 2017 la première étape de sa manifestation numérique via le site Internet www.nonalaprivatisationdesradarsembarques.com  et via une opération d’envoi de messages sur le téléphone du délégué général de l’association : sur le 07 89 99 63 63, l’association appelle tous les Français opposés à cette privatisation à envoyer un MMS avec une photo d’eux ou de leur voiture en masquant la plaque d’immatriculation. Ces images serviront de rampe de lancement à la révélation de notre opération d’ici quelques semaines. Elle sera forte et obligera les candidats à la présidence de la République à sortir de leur réserve. Il est hors de question de laisser un tel projet se mettre en place en septembre ! Lorsqu’une mesure est autant rejetée par les Français, elle doit être enterrée.

L’appel à mobilisation lancé par l’association en début de semaine a déjà recueilli la participation de près de 400000 automobilistes à sa manifestation numérique.