Flash Actu

Non au retour de la vignette écologique

Dans un article paru aujourd’hui dans le quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France, Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie et des Transports, annonce le retour de la « pastille » écologique, destinée à identifier les véhicules en fonction de leurs performances environnementales et de leur impact sur la qualité de l’air. Parallèlement au retour de la vignette, la Ministre entend instaurer des « zones à basses émissions » dans lesquelles seuls certains types de véhicules seront autorisés à circuler.
 
Le nouveau système de pastilles que Ségolène Royal souhaite mettre en place est destiné à identifier les véhicules jugés les plus polluants pour leur interdire de rouler lors des pics de pollution et dans les « zones à basses émissions« , dont la première pourrait voir le jour dès cet été à Paris. Selon la Ministre, tous les véhicules diesel antérieurs à 2005 et non-équipés de filtre à particules sont ainsi destinés à disparaître, au profit des « véhicules propres » (comprendre par ce terme les voitures électriques et hybrides).
 
Pour l’association « 40 millions d’automobilistes », cette mesure est une aberration, tant du point de vue environnemental qu’économique et social. Partout dans le monde, les nouveaux véhicules diesel bénéficient d’équipements de dépollution particulièrement efficaces qui les rendent aussi « sobres » que les véhicules essence. Il est donc parfaitement injustifié d’un point de vue environnemental de chercher à éliminer cette motorisation. Concernant les « vieux diesel », des solutions existent pour les équiper en seconde monte de systèmes de dépollution et donc leur permettre de réduire leurs émissions polluantes au niveau des dernières normes en vigueur ; il est donc inutile et injuste socialement de contraindre des ménages à changer de véhicule alors qu’ils n’en ont pas les moyens. L’association invite donc tous les usagers de la route à venir signer la pétition sur petitions.40ma.org/pastilleverte.
 
Pour aider ces foyers, le Premier ministre aurait décidé d’aides financières sous formes de prime à l’achat pour l’acquisition d’une voiture électrique, hybride ou essence neuve émettant moins de 110g de CO2/km. Mais pour « 40 millions d’automobilistes », ce n’est pas suffisant et cela ne correspond pas aux besoins de mobilité des Français. Ce qu’il faut, c’est un crédit d’impôt pour équiper les anciens véhicules de systèmes de dépollution et une prime à l’achat pour l’acquisition de tout véhicule, neuf ou d’occasion, de meilleure qualification écologique.