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NON à la baisse des limitations de vitesse !

 Afin de répondre à la menace d’une baisse des limitations de vitesse sur l’ensemble des routes françaises, l’association « 40 millions d’automobilistes » mobilise les Français et implique les élus en lançant un site Internet de pétition constructif destiné à interpeller les Parlementaires et le Gouvernement sur le rejet de cette mesure par l’écrasante majorité des automobilistes.
 
Bien plus qu’une simple pétition stérile, ce site Internet lancé ce matin permettra à chaque automobiliste d’envoyer en un clic un courriel à chacun des parlementaire de son département mais aussi au Président de la République, au Premier ministre, au ministre de l’Intérieur qui s’était déclaré favorable à cette mesure le 11 juillet dernier ainsi qu’au Délégué interministériel à la Sécurité routière.
 
Pourquoi une pétition impliquant les élus ? Les élus, les parlementaires, sont avant tout la représentation de la majorité dans l’hémicycle. Ils ne peuvent être tenus à l’écart d’une décision qui serait appliquée par décret sans consultation de l’Assemblée nationale et du Sénat. Il est capital que nos élus soient au cœur du débat pour ne pas être les bouc émissaires de l’écrasante majorité des français hostiles à cette mesure (sondage Le Figaro du 12 juillet 2013 – Faut-il réduire les limitations de vitesse sur le réseau routier ? 40834 participants ; oui 16%, non 84%).
 
Le premier argument mis en avant par Manuel Valls dans sa conférence de presse du 11 juillet dernier était bien entendu la baisse de la mortalité sur les routes. Pourtant il est capital que le Ministre ne cède pas à la propagande de certains lobbys anti-voitures qui voudraient appliquer des formules mathématiques au pragmatisme que nécessite pourtant le principe de sécurité routière.
 
Si la vitesse était vraiment le premier facteur de l’accident, il est évident que c’est sur les réseaux où l’on roule le plus vite qu’il devrait y avoir le plus grand nombre d’accidents. Pourtant les autoroutes sont au contraire et de très loin les réseaux routiers les plus surs. De plus, rappelons que les axes les plus meurtriers sont les réseaux secondaires (routes nationales et départementales) et que l’Angleterre qui présente un bilan beaucoup plus flatteur en termes de sécurité routière y limite la vitesse à 97 km/h (60 miles/h).
 
La réponse à une amélioration de la sécurité routière ne se situe donc pas dans la baisse des limitations de vitesse actuelles mais bien dans le renforcement de nos infrastructures de sécurité (glissières de sécurité adaptées aux motards, marquages au sols, qualité de la route,…) le progrès constant des véhicules et la persévérance dans l’éducation.
 
De plus, le bon sens s’oppose lui aussi à cette hypothétique baisse des vitesses règlementaires. Comment expliquer aux français que c’est au moment où l’on connaît les meilleurs chiffres de sécurité sur nos routes qu’il faudrait les sanctionner par une mesure aussi sévère ? Ne négligeons pas non plus les conséquences économiques désastreuses que pourraient engendrer un abaissement de la vitesse en France. Sommes-nous en mesure d’accepter au nom d’un faux-principe de sécurité routière une baisse de la productivité de notre pays ? Selon l’économiste Rémy Prud’homme (Les Echos 22/07/2013), le coût de la baisse des limitations de vitesse de 10 km/h serait de 8 milliards d’euros.