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Les véhicules bannis de Paris au 1er juillet 2017

Depuis le 1er juillet 2016, les véhicules essence et diesel mis en circulation avant le 1er janvier 1997 ne peuvent plus circuler dans la capitale du lundi au vendredi de 8 h à 20 h. Dès le 1er juillet 2017, la deuxième phase du plan anti-voiture d’Anne Hidalgo entrera en vigueur. Quels sont les véhicules concernés ?

Rappel du système de classification

Afin de régir les mesures de restriction de la circulation dans ses rues, la ville de Paris utilise le système Crit’Air mis en place par Ségolène Royal : les pastilles sont divisées en 6 catégories, chacune d’une couleur différente pour être plus facilement identifiable. Elles classent de 1 à 5 les véhicules selon leur motorisation et leur date de mise en circulation, tandis que la sixième vignette est destinée aux véhicules électriques ou à hydrogène.

Jusque là, les seuls véhicules visés par les mesures de restriction de la circulation étaient ceux qui ne pouvaient pas bénéficier de la vignette, à savoir ceux mis en circulation avant le 1er janvier 1997.

La deuxième phase du plan « antipollution »

À partir du 1er juillet 2017, de nouvelles mesures de restriction s’ajouteront à celles du 1er juillet 2016 : les véhicules de la catégorie Crit’Air 5, à savoir les véhicules à motorisation diesel, répondant à la norme EURO 2 ou immatriculés pour la première fois entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2000, ne pourront, à leur tour, plus circuler dans la capitale du lundi au vendredi de 8 h à 20 h. À noter que le boulevard périphérique parisien, les bois de Boulogne et Vincennes ne font pas partie des zones à circulation restreinte (ZCR). Prochainement, Grenoble, Lyon, Strasbourg et sa métropole, Lille et Bordeaux mettront également le système Crit’Air en place.

L’absence de la vignette sanctionnée

Les interdictions de circulation ne sont pas les seules mesures à entrer en vigueur à partir du 1er juillet prochain. En effet, la vignette Crit’Air est obligatoire pour circuler dans les ZCR. À Paris, la première zone de ce type en France, l’apposition de la vignette était donc obligatoire dès sa mise en place, qui coïncidait avec les premières mesures de restriction de la circulation dans la capitale. Or, son absence n’entraînait jusque là pas de sanction. Un « problème » que Ségolène Royal promettait de régler dans les mois suivants.

Ce sera donc chose faite dès le 1er juillet 2017. La deuxième phase du plan « antipollution » d’Anne Hidalgo sera accompagnée de la création d’une contravention afin de verbaliser les automobilistes circulant à Paris sans le précieux autocollant : en son absence, cela coûtera dorénavant 68€ aux contrevenants.

Une manifestation contre ces nouvelles restrictions

Samedi 1er juillet 2017, date de l’entrée en vigueur des nouvelles mesures de restriction de la circulation, l’Udelcim appelle tous les possesseurs de véhicules bannis de Paris à venir exprimer leur profond désaccord face à ces mesures, place de la Concorde, de 9h30 à 12h30.

L’association « 40 millions d’automobilistes » soutient l’initiative et appelle les automobilistes qui le souhaitent à se joindre à cette manifestation.

Cependant, étant donné l’indifférence et le mépris de la maire de Paris face à tous les mouvements sociaux déjà entrepris, l’association rappelle que seule la voie judiciaire pourra désormais trancher en faveur des usagers pénalisés par les mesures de restrictions de la circulation qui sévissent dans la capitale.