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Les Sociétés Concessionnaires d’Autoroute demandent à ce que les tarifs des péages soient revus à la hausse

Comme tous les ans, le Comité des Usagers des routes s’est réuni aujourd’hui afin de recueillir les propositions d’évolution des tarifs des Société Concessionnaires d’Autoroute (SCA). Et comme tous les ans, malgré la rentabilité établie des autoroutes gérées par les SCA, celles-ci demandent à ce que les tarifs des péages soient revus à la hausse : une augmentation moyenne de 0,76% pour les sept sociétés historiques. L’association « 40 millions d’automobilistes », membre du Comité des Usagers, s’oppose fermement à cette hausse et entend organiser la riposte des usagers.
 
Aujourd’hui, à 15h00, ont été révélées les requêtes des SCA en termes d’évolution tarifaires des péages d’autoroute. Comme attendu, il s’agit d’augmentations significatives pour les sept principales sociétés concessionnaires : +0,90% pour l’APRR, +0,93% pour AREA, +1,20% pour l’ASF, +0,57 demandé par COFIROUTE, +0,59% chez ESCOTA et +0,58% demandé par la SANEF et la SAPN… Soit une hausse moyenne de +0,76% par rapport aux tarifs pratiqués en 2016, qui serait applicable dès le 1er février 2017 si elle était validée par le ministère des Transports. Les SCA justifient cette nouvelle par un plan autoroutier d’investissement de 2 milliards d’euros.
 
Chaque année, c’est la même rengaine : malgré les taux de rentabilité des sociétés concernées, malgré l’hostilité des usagers aux politiques tarifaires mises en œuvre et malgré les polémiques, les SCA demandent de nouvelles augmentations de leurs prix… et les obtiennent la plupart du temps, parce qu’il n’y a pas de volonté gouvernementale de préserver le pouvoir d’achat des Français, ni même leur sécurité.

 « 40 millions d’automobilistes » est la seule association à défendre les usagers de la route –automobilistes, mais aussi transporteurs routiers et motards– dans ce dossier : en tant que membre, nous avons demandé au Comité de produire en son nom un document alertant Ségolène ROYAL du décalage entre ses engagements de réduction des prix et la réalité que l’on constate. Cela nous a été refusé ! Qu’importe, nous organisons la riposte et, fort du soutien des usagers, nous demandons à la Ministre de refuser cette hausse et de prononcer un gel des tarifs, comme nous l’avions obtenu en 2015.

Pour mémoire : la ministre de l’Écologie et des Transports avait promis en octobre 2014 une baisse « d’au moins 10% du prix des péages » et envisageait leur « gratuité le week-end ».