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Le jackpot de la répression : où va l’argent des infractions routières ?

On s’est déjà tous posé des questions sur l’argent des infractions routières. Où va-t-il ? Comment est-il géré ? Pour la première fois ce jeudi 24 octobre 2013, une association révèle des informations: « 40 millions d’automobilistes » répond à ces questions en publiant un dossier sur les chiffres des infractions routières. On sait maintenant comment l’argent récolté par les Pouvoirs Publics est redistribué. Et quel montant est alloué véritablement à la sécurité routière…
 
Pour cette année, les amendes (excès de vitesse, stationnement gênant…) devraient rapporter à l’État 1,666 milliard d’euros, ce qui représente environ 26 millions de contraventions. Alors qu’en 2011, des mêmes recettes atteignaient 1,300 milliard d’euros et 1,6 milliard d’euros en 2012.
 
Après avoir engrangé les recettes des contraventions, l’État reverse l’argent à 3 organismes : le Compte d’affectation spéciale (CAS), l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) et au Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD). Ces 3 structures, reversent ainsi les sommes qui leur sont attribuées à d’autres organismes, agences ou programmes de leur périmètre d’action.
 
  • L’AFITF, avec 214 millions d’euros attribués, ne reverse que 4,5% de ce montant aux infrastructures du réseau routier, alors que le système ferroviaire obtient 51,9%.
  • Le CAS reçoit 1,417 milliard d’euros de l’État pour financer 5 programmes. L’un d’eux, le « désendettement » de l’État, se voit attribuer quelques 463 millions d’euros.
  • 35 millions d’euros sont reversés à l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSé), service du FIPD.
 
Au final, seuls 28,5% de la somme totale est véritablement employée à l’amélioration de la sécurité sur nos routes, en majorité par le biais des aménagements réalisés par les collectivités territoriales.
 
Pour les automobilistes, il paraît essentiel que les recettes liées aux infractions routières servent à la sécurité routière, pour renforcer les infrastructures et alimenter de réelles actions de sécurité routière. Or, ce n’est pas le cas !
 
Alcool au volant, somnolence, infrastructures… Il y a tellement de chose à faire et on fait tellement peu ! Pourtant, la répression tourne à plus de 190000€ à l’heure. Arrêtons de faire croire aux Français que l’argent est utilisé pour renforcer leur sécurité sur la route.