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Fiscalité des carburants : Emmanuel Macron n’a pas entendu les revendications des Français

Mardi 27 novembre 2018, le Président de la République devait répondre aux revendications des Français révoltés par la hausse des taxes en tous genres et la baisse du pouvoir d’achat. Mais alors que ceux-ci demandent des mesures concrètes pour enrayer la crise que traversent actuellement les citoyens français les moins favorisés, Emmanuel Macron n’a pas su répondre à leurs attentes. Pour l’association « 40 millions d’automobilistes », le Président de la République continue de mépriser les automobilistes et ne leur promet que la poursuite d’une politique économiquement et socialement injuste.

Fermeture des centrales à charbon d’ici 2022, réduction de la part du nucléaire à 50% à l’horizon 2035, plus d’énergies renouvelables… Le discours d’Emmanuel Macron aura fait la part belle aux jolies formules consensuelles, mais n’aura offert aux automobilistes aucune mesure concrète pour redresser leur pouvoir d’achat et améliorer leur qualité de vie au quotidien.

Pour « 40 millions d’automobilistes », la transition énergétique est certes nécessaire, mais elle ne peut en aucun cas se faire en empilant taxes et mesures coercitives comme Emmanuel Macron le fait depuis le début de son mandat. La « trajectoire carbone » qu’il a dessinée vise, ni plus ni moins, à prendre 15 milliards d’euros de taxes dans la poche des automobilistes au cours du quinquennat. Or, la seule solution qu’il leur donne en contrepartie, c‘est d’investir pour changer de voiture. Se rend-il seulement compte de l’aberration de cette politique qui ambitionne de sauver la planète en appauvrissant jusqu’à l’extrême les Français les plus faibles ? Les automobilistes attendaient des réponses concrètes et immédiates ; il n’y en a pas !

Le discours du Président de la République ne laisse ainsi aucun doute quant à son mépris des revendications, pourtant légitimes, portées par les citoyens ; Emmanuel Macron prétend, sur un ton faussement empathique, entendre et comprendre « la colère » et « le ressentiment » des Français à l’égard de la politique fiscale qu’il met en œuvre, mais rejette dans le même temps tout geste en leur faveur. La concertation qu’il propose ne sera à coup sûr qu’une parodie de démocratie. Et le principe d’une TICPE « flottante » tel qu’évoqué par le Président de la République ne peut constituer qu’une mesure d’urgence et en aucun cas une solution pérenne au problème de la baisse du pouvoir d’achat.

Ce que les automobilistes veulent – et il faut qu’Emmanuel Macron l’entende une bonne fois pour toutes – c’est une baisse mesurable et durable des taxes sur les carburants.