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Éthylotest anti-démarrage : « 40 millions d’automobilistes » demande l’application de la loi

Après plus de 30 ans d’expérimentation et de mise en pratique à travers le monde, l’efficacité de l’Éthylotest Anti-Démarrage dans la lutte contre l’alcool au volant n’est plus à prouver. Alors que la loi française prévoit désormais un recours possible à l’EAD dans le cas des infractions constituant le délit d’alcool au volant, aucune peine de ce genre n’a encore été prononcée. Parce que « 40 millions d’automobilistes » est persuadé de l’intérêt de ce dispositif et de l’impérieuse nécessité de le mettre en œuvre, l’association publie ce mercredi 26 juin 2013 un livret consacré à l’EAD.
 
Apparues en 2011 dans la loi dite « LOPPSI II », la composition pénale et la mesure de peine complémentaire constituent les deux applications possibles du volet judiciaire de l’EAD. Mais malgré la mise en place de l’arsenal législatif, on constate de façon flagrante un défaut d’application de ces lois. « 40 millions d’automobilistes » est convaincu que l’EAD est un outil qui peut réduire le risque de conduite sous l’emprise de l’alcool.
 
Rappelons à ce sujet que l’alcool au volant reste la première cause de mortalité sur les routes françaises. C’est pourquoi il est vital de travailler à une véritable mise en œuvre du dispositif dans le cadre judiciaire.
 
Mais si les mesures édictées dans les lois ne sont actuellement pas appliquées, c’est que le dispositif judiciaire qui prévoit l’utilisation de l’EAD est perfectible. Le livret publié par l’association fait notamment état des diverses contraintes à l’origine des difficultés de mise en œuvre du système pénal, au premier rang desquelles figure la nécessité de disposer d’un réseau d’installateurs agréés.
 
C’est un cercle vicieux : le Parquet ne prononce pas la peine parce qu’il sait pertinemment que le condamné ne pourra pas faire équiper son véhicule dans de bonnes conditions et les professionnels ne demandent pas l’agrémentation, car il n’existe pas de marché viable pour l’installation d’EAD.
 
Les installateurs agréés ne se comptent en effet pour l’instant que sur les doigts de la main… Pour l’association, il est donc impératif que les Pouvoirs publics procèdent à la promotion de la peine par l’EAD auprès des Tribunaux et diffusent largement les informations auprès des professionnels.