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La pollution automobile pour les Verts

Hier mardi 1er septembre, l’interdiction de circulation des bus et des poids lourds immatriculés avant octobre 2001 entrait en vigueur à Paris. Cette mesure est une première étape dans le projet d’Anne Hidalgo visant à chasser hors de la capitale tous les véhicules diesel et voitures à essence jugées trop polluantes d’ici à 2020. Pour l’association « 40 millions d’automobilistes », le problème de la pollution repose essentiellement sur les vieux véhicules non-équipés de filtre à particules. Il est possible de les rendre plus vertueux en favorisant le recours au retrofit (c’est-à-dire l’ajout de dispositifs de dépollution en complément des équipements d’origine). Convaincue qu’il est possible de réduire l’impact de la voiture individuelle sur l’environnement sans entraver la mobilité des Français, l’association publie aujourd’hui La pollution automobile pour les Verts, un livret qui tord le cou aux idées reçues sur la responsabilité de la voiture dans la pollution et propose des solutions efficaces pour limiter les émissions polluantes. Le livret sera envoyé dès demain à tous les élus parlementaires et aux maires de France.
 

L’automobile, l’unique responsable de la pollution ?

 
Il n’y a pas si longtemps encore considérée comme un formidable instrument de liberté et de mobilité, un lieu confidentiel et sécurisant, un outil indispensable dont on ne se lassait de faire l’éloge, l’automobile n’a jamais été autant diabolisée qu’aujourd’hui. Elle est devenue l’unique responsable de tous les maux, notamment sur le plan de la pollution. C’est écarter volontairement bien d’autres sources d’émissions polluantes, qui tiennent une part souvent bien plus importante dans les problématiques liées à la pollution dont les associations environnementales et l’opinion publique se font régulièrement l’écho. Mais les préjugés ont la vie dure… C’est pourquoi « 40 millions d’automobilistes » propose dans ce livret de 60 pages de rétablir quelques vérités sur l’impact de l’automobile sur la pollution atmosphérique mais aussi sonore, et de formuler des alternatives pour réduire les désagréments produits par l’usage de l’automobile.
 
L’association a souhaité répondre par le travail et par les études pour dénoncer les mensonges des partisans du langage de la peur d’un air devenu irrespirable. Oui, la qualité de l’air est en constante amélioration. Oui, l’environnement est devenu un sujet politique manipulé à des fins électoralistes. La planète a le dos large.
 

Des exemples de contre-vérités

 
  • La qualité de l’air se dégrade depuis les dernières décennies : FAUX ! > L’air était plus pollué dans les années 1970 qu’aujourd’hui et la pollution liée à l’automobile tend à diminuer plus rapidement que celle générée par les autres secteurs.
  • Le diesel est responsable de 42000 décès par an : FAUX ! > Le nombre de décès anticipés que l’on peut imputer aux véhicules diesel est très difficilement quantifiable. Les nombreuses études contradictoires qui ont été réalisées concluent à un nombre de morts anticipées bien inférieur à 42000. De même, alors que l’on entend souvent que Paris devient « irrespirable » à cause de la pollution, une étude de l’Insee avance que c’est aussi dans la capitale et en Île de France que l’on vit le plus vieux.
  • Abaisser les limitations de vitesse permet de diminuer significativement les émissions sonores des véhicules : FAUX ! > Abaisser la vitesse de 10 km/h permet un gain sonore de 0,5 à 1,2 dB(A). Écart imperceptible par l’oreille humaine selon les spécialistes ORL. (

 

Des exemples de préconisations faites par « 40 millions d’automobilistes »

 
Pour réduire les émissions de particules des « vieux » diesel ne disposant pas à l’origine d’un filtre à particules, une solution existe : le rétrofit. Il s’agit d’ajouter un dispositif de dépollution en complément des équipements d’origine. Ces interventions sont déjà réalisées couramment en Angleterre et au Danemark par exemple ; dans certains pays, comme en Allemagne, les automobilistes propriétaires d’anciens véhicules diesel bénéficient même d’une aide financière des pouvoirs publics pour réaliser cette intervention.

 
Pour lutter contre la pollution sonore, il existe des revêtements routiers dits acoustiques. Revêtir certaines chaussées de ce matériau permettrait de réduire le bruit généré par le roulement jusqu’à 9 dB.
 
« 40 millions d’automobilistes » a souhaité dans cette publication apporter notre contribution à un effort collectif visant à poursuivre le mouvement d’amélioration de la qualité de l’air. Lutter contre la voiture n’a pas de sens. Il faut au contraire penser à l’innovation et au progrès technique.