EN-TETE

Dépistage des stupéfiants

Toute personne qui conduit un véhicule ou qui accompagne un élève conducteur alors qu'elle a fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants qu'elle qu'en soit la quantité commet un délit. Contrairement à l'alcool il n'existe pas de seuil (0.5g/L de sang pour l'alcool) en dessous duquel la conduite est autorisée. Les tests utilisés détectent les amphétamines, le cannabis, la cocaïne et les opiacés. Le Code de la Route punit l'usage de stupéfiants et le fait de refuser de se soumettre aux vérifications par 2 ans d'emprisonnement, une amende de 4500 € et le retrait de 6 points. Les peines sont majorées si le test relève des traces d'alcool. Des peines complémentaires peuvent être prescrites...

La conduite sous l'emprise de stupéfiants constitue le principal facteur d'accident dans 4 % des cas. En outre des traces de stupéfiants sont mises en évidence dans 21 % des accidents mortels de la route en 2013. Le 28 août 2014 le délégué interministériel a annoncé l'expérimentation de nouveaux tests salivaires à partir de l'automne 2014 dans une dizaine de départements français. "40 millions d'automobilistes" salue cette initaitive qui vient renforcer la lutte contre la conduite sous influence de stupéfiants. On va pouvoir procéder à des contrôles ciblés qui permettront assurément de faire baisser la courbe de l'accidentalité