SECURITE ROUTIERE : RESULTATS PROVISOIRES 2006
« Comme en 2005, les contrôles d’alcoolémie sont plus efficaces que les radars ! » souligne l’association « 40 millions d’automobilistes »
Paris, le 29 janvier 2007 – Suite à la diffusion des chiffres provisoires de la Sécurité Routière pour 2006, l’association « 40 millions d’automobilistes » apporte son analyse face aux raisons invoquées par les pouvoirs publics pour justifier leur politique de répression.
Des chiffres encourageants, des interprétations non concordantes
Le bon résultat provisoire de 4703 tués pour 2006 contre 5 318 en 2005, soit une réduction de 615 victimes (11.6 %) ne peut être qu’encouragé par l’ensemble de la population.
En ce qui concerne la lutte contre l’alcoolémie, les chiffres officiels sont les suivants :
Þ 2005 : 28.8 % des tués sont dus à l’alcool (rapport ONISR 2005 page 153) soit 1532 victimes.
Þ 2006 : la Sécurité Routière annonce 21,1% de tués dus à l’alcool, soit 992 victimes sur le total des 4703 tués.
L’écart de « -540 » des victimes de la route dues à l’alcool entre 2005 et 2006 représente 88% du gain total des 615 vies sauvées en 2006 : « C’est un véritable succès de la lutte contre l’alcoolémie. Il suffirait d’une baisse de 1,4% du trafic, comme en 2005, pour expliquer le solde des 75 vies épargnées » commente René QUEFFELEC, Président de «40 millions d’automobilistes».
Face à ce constat, l’association « 40 millions d’automobilistes » s’interroge donc sur la détermination de la Sécurité Routière à maintenir la vitesse comme principal facteur d’accidentologie quand cette dernière conclut dans son rapport sur les chiffres provisoires 2006 que « ce résultat s’explique essentiellement par la baisse des vitesses moyennes », tout en évoquant « la possibilité qu’une amélioration des comportements en matière d’alcoolémie ait pu contribuer au résultat. »
En effet, le mauvais résultat de 2005 (seulement 4,5% de vies épargnées) s’expliquait déjà pour 1/3 par la réduction du trafic (- 1.5%) et pour les 2/3 restant par la baisse du nombre des victimes de l’alcool (voir notre analyse des chiffres 2005).
L’association « 40 millions d’automobilistes » avait déjà attiré l’attention sur le fait qu’en 2003 et 2005 (années de fort accroissement des contrôles d’alcoolémie) les résultats s’étaient immédiatement retrouvés dans la baisse du nombre des victimes de la route que l’on avait déjà abusivement attribué aux radars automatiques.
Le cumul des chiffres officiels de 2003, 2004, 2005 et 2006 (provisoires) depuis la mise en place des mesures du gouvernement actuel est sans ambiguïté : 67% des gains (1936 / 2887) portent sur les populations à risque (jeunes et alcool) en corrélation étroite avec les contrôles d’alcoolémie(voir tableau ci-après).
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Source : Analyse « 40 millions d’automobilistes » à partir des chiffres officiels
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2003
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2004
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2005
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2006 (provisoire)
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Total
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Gains sur « jeunes et /ou alcool »
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888
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62
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446
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540
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1936
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Gains sur autres conducteurs
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623
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437
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-184
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75
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951
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Réduction totale nombre de tués
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1511
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499
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262
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615
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2887
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Comme le précise René QUEFFELEC « Nous ne sommes pas dupes ! Si ce bilan très favorable de la lutte contre le fléau n°1 de la route n’est jamais évoqué qu’avec réticence par la Sécurité Routière, c’est qu’il va à l’encontre des justifications de la politique de répression basée sur la vitesse et des ressources financières qu’elle apporte en ponctionnant des millions d’automobilistes raisonnables. »
Des demandes légitimes contre les effets pervers du « tout répressif »
Fort du nouveau constat que les gains de vies obtenus depuis 2003 sont dus pour l’essentiel aux contrôles d’alcoolémie et à la réduction des très grands excès de vitesse supérieurs à 20 km/h, l’association maintient donc sa demande pour :
Þ la suppression des retraits de points pour les excès de vitesse inférieurs à 20km/h,
Þ la réduction de moitié de l’amende correspondante.