Depuis le 2 janvier le ministère de l'Economie et des Finances a ouvert un site internet permettant de connaître en temps réel le prix à la pompe des carburants dans plus de 8 000 points de vente référencés. L'adresse de ce site, que vous retrouverez dans notre rubrique "liens", est la suivante:
http://www.prix-carburants.gouv.fr/
La création d'un tel site est une mesure intéressante car elle permet une meilleure information du consommateur. De plus, elle peut avoir pour effet bénéfique de stimuler la concurrence.
Toutefois, cet outil ne doit pas faire oublier les vrais problèmes qui se posent en matière de fiscalisation des carburants. La part des taxes représente près de 75% du prix à la pompe. De ce fait, si le gouvernement poursuit, comme il l'affirme, l'objectif d'améliorer le pouvoir d'achat des usagers de la route, il serait important qu'il se penche sur ce problème de taxation élevée des produits pétroliers. Aujourd'hui et compte tenu de la variation du prix du brut, le niveau très élevé de la T.I.P.P.(Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) pose un véritable problème social pour les ménages.
Nous avons parfaitement conscience que baisser les taxes ne peut être malheureusement qu’une solution à court terme car de toute évidence, ce qui n’est pas pris à cet endroit le sera dans un autre. Il s’agit là d’un combat perdu d’avance, qui n’apporterait d'ailleurs aucune solution au problème.
Sur le problème des carburants, les gouvernements successifs ont pris un retard trop important car il y a 20 ans que des orientations auraient du être développées pour encourager le développement de nouvelles énergies permettant à notre économie de ne plus être dépendante des énergies fossiles qui vont se raréfier.
Nos gouvernants semblent enfin se décider à privilégier certaines pistes, mais avec grande prudence et une lenteur certaine.
Pour l’avenir nous savons que le prix du pétrole a une forte probabilité d’être toujours à la hausse du fait des besoins des pays émergents et que la pénurie est prévue dans quelques décennies. Les automobilistes sont donc soumis à deux risques : payer plus cher le droit de circuler et être soumis à terme à des restrictions.
Aussi, pour le long terme, la seule solution concevable réside dans l’utilisation de moteurs à énergie renouvelable. A défaut c’est la survie de notre modèle de société basé sur un moyen de transport individuel et familial qui serait mis en cause. Car comment développer la consommation et la croissance si l’on bloque, de façon volontaire, le premier engrenage de l'économie qu’est notre mode de vie ?
Les automobilistes attendent dès à présent des signes forts de la part du gouvernement pour être rassurés sur l’avenir et la préservation du mode de vie qu’ils ont choisi et qui est structuré autour d'un moyen individuel et familial de déplacement.