RESULTATS 2005 : LES CONTROLES D’ALCOOLEMIE PLUS EFFICACES QUE LES RADARS
Dans la mesure ou les conducteurs sous l’emprise d’un état alcoolique ainsi que les jeunes de 18 à 24 ans sont très clairement identifiés comme se trouvant à l’origine d’un grand nombre d’accidents, nous suivons leurs résultats respectifs depuis plusieurs années au travers de l’analyse des chiffres publiés par la Sécurité Routière.
Les résultats successifs du nombre de vies épargnées figurent dans le tableau ci-dessous :
Nombre de vies épargnées
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Responsables :
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2005
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2004
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2003
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2002
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Jeunes
et / ou
alcoolémie
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-446
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-62
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-888
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-221
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Autres
conducteurs
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+184
dècès supplémentaires
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-437
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-623
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-257
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TOTAL
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-262
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-499
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-1511
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-478
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Les chiffres 2005 sont calculés en « tués à 6 jours » en tenant compte d’une correction de 7% par rapport aux « tués à 30 jours ».
Les succès de la lutte contre l’alcoolémie au volant :
Ce tableau met en évidence que l’année 2005 est un bon cru en matière de lutte contre les accidents provoqués par les populations à risque. C’est d’ailleurs le constat de la Sécurité Routière qui, dans la conclusion du chapitre « Alcool et accidents de la route », déclare :
« Les résultats 2005 montrent une très forte baisse des décès attribuables à l’alcool qui passent de 27,8% à 25,4%. Pour autant, on ne peut pas considérer qu’il y ait eu une amélioration des comportements puisque l’alcoolémie des conducteurs circulant reste constant (2,46% en 2005 contre 2,42% en 2004).
L’explication de ce paradoxe pourrait être recherchée dans la baisse de la vitesse de circulation, l’effet néfaste de l’alcool baissant lorsque la vitesse de circulation diminue : ce point devra faire l’objet de recherches complémentaires pour être confirmé. »
Ces recherches ne sont pas nécessaires car ce même rapport fait état d’une forte baisse du nombre des conducteurs à alcoolémie supérieure à 2 g/l qui sont évidemment les plus dangereux.
Si l’on complète ce tableau en introduisant l’évolution du nombre des contrôles d’alcoolémie (Source : Rapports Sécurité Routière), on observe que chaque poussée du nombre des contrôles d’alcoolémie se traduit par une nouvelle baisse du nombre des victimes de la population à risque.
Victimes dues aux jeunes et/ou l’alcoolémie
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2005
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2004
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2003
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2002
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Evolution
du nombre
des tués
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-17.63%
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-2,39%
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-25,54%
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-5,97%
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Evolution
du nombre des contrôles d’alcoolémie
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+13,16%
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+3,1%
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+15,14%
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+6,4%
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L’effet des contrôles d’alcoolémie est sans ambiguïté et donne des résultats tangibles en matière de sécurité routière.
Les contrôles de vitesse :
Le succès de l’action vis à vis de l’alcoolémie, dont on a peu parlé, cache l’inefficacité des radars dans la lutte contre les accidents compte tenu de l’intense médiatisation dont ils font l’objet.
En effet, si le nombre des victimes des populations à risque a régressé (-446), le nombre des victimes dues au reste de la population s’est accru (+184) malgré la réduction du trafic observée pour la première fois depuis 1974.
Ce qui signifie que le déploiement des radars, la baisse de la vitesse moyenne ainsi que les millions de contraventions pour excès de vitesse délivrées à des automobilistes raisonnables ne se sont pas traduit par une baisse de l’accidentologie.
Cela contredit les affirmations de l’étude (soi disant scientifique !) de la Sécurité Routière sur le CSA (Contrôle Sanction Automatisé) qui attribuait au déploiement des radars 75% des vies épargnées de 2003 à 2005. Il est vrai que cette étude peu sérieuse attribuait déjà les 1511 vies épargnées en 2003 à des radars qui n’étaient pas encore sortis d’usine.
Nos recommandations :
Les vies épargnées en 2005 découlent d’une action concernant la lutte contre l’alcoolisme et les populations à risque : nous ne pouvons que nous en réjouir !
A contrario, on ne peut pas les porter au crédit des radars automatiques qui sanctionnent les automobilistes raisonnables !
Nous avons clairement démontré dans un précédent dossier que la corrélation entre les grands excès de vitesse et l’accidentologie est certaine. Ce combat a été gagné par le gouvernement qui déclare officiellement que ces infractions ont aujourd’hui pratiquement disparues. Nous disons donc bravo !
Mais nous avons aussi clairement démontré que les excès de vitesse de moins de 20 km/h, aux endroits où ils sont commis et sanctionnés, n’ont pas d’impact sur le nombre des victimes. La preuve vient d’en être apportée une nouvelle fois avec les résultats de 2005.
L’erreur de diagnostic est patente : les pouvoirs publics, en persévérant dans leur volonté de tout attribuer à la politique de sanction de la vitesse, nous conduisent à penser qu’il s’agit de justifier la mise en place d’une industrie de la sanction visant à ponctionner les automobilistes.
C’est pourquoi nous affirmons que le combat mené aujourd’hui par les pouvoirs publics n’est plus un combat pour la sécurité routière mais une chasse fructueuse au contrevenant, ce qui est bien différent.
C’est la raison pour laquelle nous demandons une inflexion de la politique et que l’on cesse de vilipender, humilier et sanctionner des conducteurs raisonnables en les accusant d’être responsables des victimes d’une population que la presse qualifie de « chauffards ».
La présente analyse des résultats 2005 conforte notre position et nous amène à redire haut et fort qu’il est inadmissible de faire l’amalgame systématique entre « petite infraction » et « comportement à risque ».
C’est pourquoi nous confirmons notre demande pour :
- la suppression des retraits de points pour les excès de vitesse inférieurs à 20 km/h
- la réduction de moitié de l’amende correspondante.