Contactez-nous
|
Retour à l'accueil
|
Imprimez cette page
Accueil
Adhérer
Nos actions
Newsletter
Liens
Pour la presse
Mon identifiant
Nous contacter

Nos actions

06 - 02/10/2007 - Mobilisation sur les propositions de mesures faites dans le cadre du Grenelle Environnement

Envoyer à un ami Imprimer

Les groupes de travail participant au Grenelle de l’environnement ont rendu le 26 septembre 2007 leurs rapports et leurs préconisations. Vous avez donc probablement été informé des mesures proposées concernant l’automobile. Si tel n’était pas le cas, nous vous rappelons brièvement les principales ci-dessous :

 

  • réduction de la vitesse de 10 km/h sur tous les réseaux routiers (sauf agglomérations),
  • taxe annuelle supplémentaire sur les véhicules considérés comme étant les plus polluants ("éco-pastille"),
  • taxe supplémentaire sur les carburants ("contribution climat énergie").

 (pour prendre connaissance en détail de ces préconisations, téléchargez la synthèse des groupes de travail en cliquant ici  >>)

 

Nous rentrons dorénavant dans la 2ème phase du Grenelle consacrée aux consultations. Quatre types différents de consultations sont prévus :

 

  1. Un débat sans vote au Parlement les 3 et 4 octobre prochain.
  2. La saisine de 9 organismes consultatifs spécialisés dans les enjeux du développement durable (Conseils nationaux de l'air, du bruit, des déchets, de l'eau etc.) ; pour accéder à la liste complète de ces organismes, cliquez ici  >>
  3. Consultation régionale ouverte au public dans 17 villes volontaires (pour accéder à la liste des villes concernées et les dates des consultations, cliquez ici >>)
  4. Consultation internet par l’intermédiaire de forums accessibles à tous depuis le site officiel du Grenelle de l’environnement (http://www.legrenelle-environnement.fr/) du 28 septembre jusqu'au 12 octobre 2007.

Comme nous l'avons déjà exprimé, notre association n'est pas en faveur des mesures citées ci-dessus, car nous considérons qu'elles auront pour principal effet de porter une nouvelle atteinte à notre mode de vie et à notre pouvoir d’achat sans résultats crédibles en terme de développement durable.

 

En complément de la position que nous avions émise le 6 septembre dernier (pour en prendre connaissance, cliquez ici  >>), vous trouverez, ci-dessous notre analyse et notre avis sur les propositions émises.

 

Nous insistons sur le fait que c'est en fonction de l'importance de la mobilisation que seront ou non adoptées les mesures proposées. Nous appelons les automobilistes qui partagent nos idées à se mobiliser et à mobiliser autour d'eux un maximum de personnes afin de participer à ces consultations publiques, notamment sur le site suivant : www.legrenelle-environnement.fr

 


"40 millions d'automobilistes" se mobilise :


 

Nous adressons une lettre ouverte "à tous les responsables politiques" leur expliquant pourquoi notre association n'est pas en faveur des mesures proposées concernant les automobilistes, considérant qu'elles auront pour principal effet de porter une nouvelle atteinte à notre mode de vie et à notre pouvoir d'achat sans résultats crédibles pour le développement durable.

 

Nous reproduisons, ci-dessous, cette lettre que vous pouvez télécharger au format pdf en cliquant ici  >>

 

Nous invitons également tous les automobilistes qui souhaitent se mobiliser sur ce sujet à télécharger notre animation "ne parlons plus la langue de bois" reprenant notre position et à la diffuser très largement sur internet. Le Grenelle est entré dans la phase de consultation du public. Exprimons-nous, car plus nous serons nombreux à intervenir lors des consultations, plus nous serons entendus.

 

Pour télécharger un fichier facilement imprimable comportant notre position, cliquez ici >>

 

Pour télécharger une présentation animée de notre position à diffuser par email très largement autour de vous, cliquez ici puis sur le bouton "enregistrer" >>

 


Nos réf. : RQ/lho n°164                                   

 

Paris, le 2 octobre 2007

 

 

GRENELLE ENVIRONNEMENT : Lettre ouverte « à tous les responsables politiques »

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

N’ayant pas été invités à participer au Grenelle de l’Environnement nous nous permettons de vous faire part de notre avis sur quelques propositions déjà abondamment médiatisées.

 

Mais tout d’abord un constat sur la société française.

 

En quelques décennies l’organisation générale de la société a entraîné un très important accroissement de la mobilité.

 

Nous ne sommes plus à l’époque où le temps comptait peu et où les activités économiques, les relations sociales et les besoins essentiels pouvaient être satisfaits dans un rayon de quelques centaines de mètres autour du clocher d’un village que l’on pouvait parcourir à pied ou à vélo sans trop se préoccuper du temps. Il y a aujourd’hui des personnes qui habitent dans des villages excentrés et qui, par choix ou par obligation, viennent travailler tous les jours à Paris en utilisant le TGV, ce qui était inimaginable il y a quelques décennies.

 

Parallèlement l’offre de transport collectif s’est beaucoup développée, mais cela n’a pas empêché les ménages de s’équiper d’une voiture. Avec un taux d’équipement de 90%, on ne peut contester le fait que le transport collectif ne peut pas satisfaire tous leurs besoins. Mais les deux sont nécessaires et il n’y a pas lieu de les opposer.

 

Depuis 25 ans, et malgré toutes les évolutions qui se sont produites, le kilométrage moyen présente une stabilité quasi parfaite aux environs de 13 500 kilomètres par an. Il s’est avéré indépendant des aléas de la conjoncture, de la rotation des générations, de l’offre de transport collectif et, surtout du prix du carburant.

 

Cette stabilité traduit simplement les besoins qu’aucun autre moyen de transport ne peut satisfaire avec le même niveau de service. Il suffit de suivre, au jour le jour, les besoins de mobilité d’une famille dans des contraintes d’espace et de temps pour s’en rendre compte.

 

Les prix des voitures neuves ou des carburants peuvent augmenter, les Français continueront, par obligation, à « consommer » 13 500 kilomètres par an. Ils gèreront leur budget différemment. Ils changeront moins souvent de véhicule, feront l’impasse sur l’entretien au détriment de la sécurité ou réduiront leur train de vie sur d’autres postes.


Avec les préoccupations issues du développement durable deux thèses s’affrontent aujourd’hui. L’une condamne le mode de vie actuel et veut réduire l’usage de la voiture à la portion congrue ; l’autre estime que les avancées technologiques apporteront progressivement des solutions à condition qu’on en ait la volonté politique et que l’on retrousse ses manches au lieu de pérorer sur une éventuelle catastrophe planétaire que, de toute façon, les Français subiront si la Chine, l’Inde ou les USA n’y prennent garde.

 

Face à la désinformation, à la culpabilisation et à la diabolisation menée par le lobbying anti-voiture depuis de nombreuses années, les automobilistes ne peuvent que courber l’échine et refouler leur amertume, leurs frustrations et leurs humiliations parce qu’ils n’ont guère de moyen d’action si ce n’est leur bulletin de vote.

 

A cet égard, lorsque Nicolas Sarkozy était candidat à l’élection présidentielle, il nous avait écrit qu’il considérait que « la maison et la voiture individuelle étaient compatibles avec le développement durable et qu’il fallait inventer la voiture et la maison de demain ». C’est aussi notre opinion et notre attente.

 

Dans ce contexte de nombreuses propositions du Grenelle de l’Environnement sont intéressantes. Il y en a toutefois deux qui méritent une attention particulière.

 

 

1. LA FISCALITE

 

Le Groupe de travail propose deux impôts nouveaux : l’éco-pastille et la contribution-climat-énergie.

 

Au delà du vocabulaire et des explications alambiquées à connotations environnementales et sociales, il propose seulement de rétablir la vignette annuelle supprimée il y a quelques temps et d’augmenter la TIPP alors que tous les partis politiques, de droite comme de gauche, ont juré de défendre le pouvoir d’achat des Français.

 

Accessoirement, ces propositions recréent la corvée d’aller faire la queue une fois par an à un guichet pour retirer une éco-pastille et imaginent des « usines à gaz » uniquement bonnes à générer des fraudes et à nourrir une nouvelle administration.

 

En fait, par la contrainte et la sanction financières, le lobbying anti-voiture veut contraindre les Français à une utilisation moindre de leur voiture. Or on n’obtiendra pas la réduction de la consommation par une augmentation de la fiscalité et nous vous avons expliqué pourquoi dans notre introduction. Il est même probable que cela ne fera que ralentir la rotation du parc alors qu’il faudrait l’accélérer.

 

Ce que les français attendent, c’est la voiture de demain ou, tout du moins, des avancées en ce domaine. Il faut que le marché propose des véhicules plus propres, à un prix sans doute plus élevé mais acceptable, et surtout répondant aux besoins des Français : des monospaces pour les familles nombreuses, des voitures confortables et sûres pour ceux qui font beaucoup de route, des camping-cars pour les retraités qui veulent parcourir la France, des 4x4 pour ceux qui vivent à la campagne, et puis aussi des voitures de ville puisque la majorité du trafic s’effectue en zone urbanisée.

 

Par ailleurs, comment peut-on oser déclarer qu’un monospace est plus « énergivore » qu’une citadine alors qu’il est indispensable pour transporter une famille recomposée de 6 personnes. Les enfants de France n’auraient-ils pas le droit de bénéficier d’un quota personnel d’énergie pour circuler ?

Entre les positions des uns et des autres, ce n’est pas une simple question financière qui est en cause, mais bien une option sur l’avenir de la société Française, la place de l’automobile en son sein et le droit de choisir librement son lieu d’habitation et son mode de vie sans faire l’objet d’anathèmes et de discrimination.

 

Certes la liberté individuelle doit s’inscrire dans des limites compatibles avec l’intérêt collectif mais celui-ci ne doit pas servir de paravent à des tentations collectivistes.

 

 

2. LA REDUCTION DES VITESSES

 

Sur la réduction des vitesses, le groupe de travail écrit : « L’intérêt de la réduction de vitesse réside moins dans les économies directes de carburant que dans l’impact sur la conception des véhicules neufs ».

 

Il reconnaît ainsi implicitement que l’économie de carburant sera marginale, ce qui est évident puisque les vitesses moyennes, relevées dans des zones favorables à la vitesse, sont de 119 km/h sur les autoroutes de liaison et de 81 km/h sur les routes nationales (cf Rapport ONISR 2005 page 140).

 

Ainsi, la réduction des vitesses est seulement une mesure symbolique qui n’aura pas d’impact sensible sur les émissions de CO2.

 

Elle n’en aura pas non plus sur l’accidentologie puisqu’on nous a toujours affirmé que le respect des vitesses réglementaires actuelles était une quasi-garantie de sécurité, ce que nos analyses statistiques ont confirmé avec même une marge de sécurité importante.

 

Le lobbying anti-voiture a fait de la réduction des vitesses autorisées son cheval de bataille pour imposer sa conception d’un monde futur sans voiture. Si la réduction des vitesses était décidée, ce serait pour lui une grande victoire et un nouveau pas dans la multiplication des contraintes à mettre à l’utilisation d’une voiture.

 

A l’inverse, la majorité des automobilistes considèrerait cette mesure pour ce qu’elle est réellement : une agression gratuite, le prélude à un nouveau type de sanction pour « comportement écologique incorrect » et le signe d’une volonté manifeste de s’attaquer au mode de vie qu’ils ont choisi. 

 

Sur ce plan, de nouveau, la question de fond n’est pas le développement durable mais un choix de société.

 

 

 

Nous savons bien que les voitures propres seront plus chères et que les Français devront faire un effort financier pour les acquérir. Mais cet effort nourrira notre industrie et non une bureaucratie.

 

Nous savons bien que le « tout voiture » n’est pas possible et que ce serait une grossière erreur car les familles ont besoin et utilisent déjà tous les modes de transports à des degrés divers. Ce n’est pas parce que l’on dispose d’une voiture que l’on ne prend pas le TGV ou les transports urbains.

 

Aujourd’hui, la mobilité est une des principales caractéristiques des sociétés modernes et elle ne se limite pas au seul trajet « habitat – travail » du chef de famille. Il faut donc des moyens de transport. La voiture est le plus souple et constitue le premier échelon du transport collectif : celui de la famille.

 

Pénaliser l’usage de la voiture par des restrictions réglementaires injustifiées, c’est pénaliser l’activité économique et aussi la famille. Quelle soit traditionnelle, monoparentale ou recomposée, elle est la cellule de base de notre société. C’est par elle que l’avenir est assuré et on ne dira jamais assez le coût financier ainsi que la charge de travail, de dévouement et de temps de transport que cela requiert de la part des parents.

 

Pour notre part, nous sommes aux cotés des familles et nous espérons que dans les décisions que vous prendrez vous penserez à elles.

 

Dans cet espoir, nous vous prions de croire, Mesdames, Messieurs, à notre plus grande considération.

                                                             

 

La solution n’est pas de réduire le pouvoir d’achat des français par des prélèvements supplémentaires, ni de les priver de la possibilité d’utiliser leur voiture dans des conditions normales mais d’accélérer la mise au point de véhicules propres compatibles avec leurs besoins. C’est sur cet axe de travail que « 40 millions d'automobilistes » va porter toute sa réflexion

 

 

 

René Queffélec

Président de "40 millions d'automobilistes"

 

 

Envoyer à un ami Imprimer
Copyright ©