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09 - 24/05/2007 - Suppression des panneaux de pré-signalisation des radars fixes

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Interrogés par de nombreux médias sur la question, nous avons confirmé, au travers d'un courrier à Monsieur Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports, notre surprise quant à cette éventuelle orientation. Les radars automatiques constituent un outil de prévention destiné à limiter la vitesse à un point donné avec l'espoir que l'effet préventif et éducatif modiefiera les comportements. La pré-signalisation est un bonne chose et un excellent rappel à l'ordre.

 


Pour téléchager ce courrier au format pdf cliquez ici  >>


 

Monsieur Dominique BUSSEREAU
Secrétaire d’Etat aux transports
Ministère de l’écologie, du développement
Et de l’aménagement durable
20, avenue de Ségur
75302 Paris 07 SP

Nos réf. : RQ/lho n° 140

Paris, le 24 mai 2007

 

 

 

 

Monsieur le Secrétaire d’Etat,

Comme beaucoup nous avons pris connaissance dans les médias de la réflexion qui était en cours sur l’éventuelle suppression de la pré-signalisation des radars automatiques fixes.

Nous avons été très surpris de cette possible orientation pour les raisons suivantes :

Les radars fixes constituent un outil de prévention destiné à limiter la vitesse du flux à un point donné, avec l’espoir que l’effet préventif et éducatif modifiera les comportements.

« 40 millions d’automobilistes » estime que la pré-signalisation est une bonne chose parce que c’est un rappel à l’ordre qui provoque un coup d’œil au compteur suivi, si nécessaire, d’un ralentissement progressif dans de bonnes conditions de sécurité alors que la surprise due au flash ou à la simple vision du radar provoque un coup de frein brutal qui peut être dangereux. N’oublions pas non plus le sentiment d’exaspération que cela provoque et qui ne favorise pas une conduite sereine.

Pour la sécurité de tous, nous préférons qu’un automobiliste passe devant le radar à 85 km/h, voire 80 km/h, après ralentissement et sans contravention plutôt qu’il le passe à 96 km/h avec le sentiment d’avoir été piégé.

Si l’on en croit vos déclarations, la suppression de la pré-signalisation serait motivée par le fait que le conducteur freine avant puis accélère ensuite. Vous n’êtes pas sans savoir que cette suppression ne changera rien au comportement général des automobilistes car l’emplacement des radars fixes est connu par la plupart de ceux qui passent à son niveau (le taux d’infraction n’est que de 0,3%).

Aussi, pour la grande majorité des automobilistes, cette suppression donnera lieu à une autre explication : les radars fixes n’apportent plus les ressources financières espérées.

C’est pourtant le destin inéluctable des radars fixes, avec ou sans pré-signalisation, même si cela est désagréable à ceux qui en avaient justifié l’implantation par la manne financière récurrente qui en résulterait en contrepartie de frais de fonctionnement réduits.

Par ailleurs, la culture du résultat ne doit pas faire perdre le bon sens : un radar efficace, c’est un radar placé dans une zone dangereuse, qui ne relève pas d’infraction parce que les automobilistes respectent la vitesse autorisée.

Il est sans doute déstabilisant pour les « experts » de constater que la multiplication des radars et des contraventions ne se traduit pas, en ce début d’année, par une nouvelle réduction du nombre des victimes de la route.

Cela signifie seulement que leurs hypothèses de travail, ou plutôt leurs certitudes, ne sont pas confirmées par les chiffres actuels. Ce n’est pas une nouveauté car c’est ce que révélait déjà l’analyse approfondie des chiffres officiels du passé. C’est ainsi que la réduction du nombre des victimes en 2005 est en totalité, et donc uniquement, le résultat de l’accroissement des contrôles d’alcoolémie.

Laissez donc les panneaux de pré-signalisation à leur place avec la mention de la vitesse à respecter, ce qui est bien utile pour les automobilistes compte tenu de l’incertitude que crée la diversité des cas rencontrés sur le réseau.

En vous remerciant de l’attention que vous aurez bien voulu accorder à notre correspondance,

Nous vous prions de croire, Monsieur le Secrétaire d’Etat, en notre plus grande considération. 

 

 

                                             

 

 

                                                           René Queffelec 
                                                           Président

 

 

 

 

Copie :
Monsieur François Fillon, Premier Ministre,
Monsieur Alain Juppé, Ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable.




 

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